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| Johnny COPELAND, né le 27 mars 1937 à Haynesville en Louisiane. Décédé le 3 juillet 1997 à Harlem, New York. |
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Extraits | Hold On To What You Got | Ghetto Child | Don't Stop by the Creek, Son | All These Things |
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En quelques lignes... | Albums Conseillés | Après avoir passé vingt ans sur les circuits, tâté du jab sur les rings texans et laissé derrière lui quelques singles cantonnés dans les bacs des radios locales, Johnny Copeland s’est pointé dans la cour des grands au tournant des années 80. Le problème c’est qu’à l’époque le disco avait sacrément amolli le terrain. Pas vraiment une aubaine pour un puncheur. Il allait falloir attendre et le « Texas Twister » n’avait pas tant de temps que ça devant lui. Son père lui avait légué sa guitare mais aussi une vilaine anomalie cardiaque. Lui qui avait un cœur gros comme çà !
| Copeland, c’est Stevie Ray Vaughan qui aurait choisi la face soul. Faisant foin des tentations rock, ce texan d’adoption campe résolument entre le funk du rhythm & blues néo orléanais et le swing du jump blues de Kansas City. La dynamique qu’il insuffle à son jeu marie ces deux puissants foyers. Une attaque de cordes qui dévore le tempo, un vibrato déclenché niveau poignet – l’école B.B. King, doigt vrillé à la frette - et, côté voix, une ampleur proche de la ferveur gospel. | © illustration J.C. LEGROS pour Abc Blues & Soul cliquez ici | Dans la lignée des maîtres du Texas blues, Copeland fait partie de cette génération de l’après guerre qui, avec les Johnny « Guitar » Watson et Albert Collins, applique à la tradition régionale – lignes de guitare extraverties, usage intensif de l’appel-réponse, alternance d’ambiances délurées et de ruminations introspectives – les dernières conquêtes rythmiques du jazz et du rock’n’roll, le tout volontiers baigné dans des arrangements hérités des quartiers chauds de Memphis, voire dans les vapeurs voodoo de la Nouvelle Orléans.
A l’instar d’un Collins et de son art du chaud froid, Johnny Copeland s’est construit une vraie identité. Il délivre des lignes mélodiques fouillées, travaillées à la manière d’un trompettiste - elles fourmillent de tonalités subtiles – qui tracent de longues sinuosités le long desquelles les notes semblent d’abord glisser comme un ballet feutré de belles limousines sur une route ombragée avant que les chevaux ne s’emballent, enchaînant bientôt embardées, tête à queue et diverses autres sortes de tours spectaculaires.
A Greater Man Around The World Nature Song | Copeland n’a jamais fait les choses à moitié. L’homme se donne à fond, compose, joue et chante avec un égal talent, aussi bien sur des titres lents, des ambiances réfléchies et concernées ("A Greater Man", "Around The World", "Nature Song") qu’à l’occasion de tranches de haute énergie livrées avec une élégance impeccable jusque dans leurs recoins les plus débridés. |
| Longtemps cantonné aux circuits secondaires du Sud, c’est en s’expatriant à New York que Johnny Copeland va imposer sa griffe. Les dieux du blues lui sourient enfin. Son "Copeland Special" (Rounder, 1981) fait grand bruit et il se retrouve dans le bon wagon lorsqu’en compagnie d’Albert Collins et de Robert Cray, il intègre un trio phare du dernier retour de flamme du blues ("Showdown", Alligator – 1986). A partir de là, Johnny Copeland enchaîne les scènes de gala et répand largement sa part incandescente de la « fierté d’âme » texane. | Copeland Special (pochette) Showdown | Son passage par l’Afrique achève de forger une personnalité ouverte sur le monde et dotée d’une volonté farouche de rejoindre les fils d’un blues étiré entre ascendances nébuleuses et progéniture agitée. D’où un répertoire audacieux, des tentatives parfois aventureuses de marier tradition et modernité. Et un éclectisme qui le fait jouer avec Randy Weston tout aussi bien qu’aux côtés de Buckwheat Zydeco.
Mais un cœur défaillant laissera peu de temps à Johnny Copeland. Quelques années qu’il ne va pas brader, jouant jusqu’à la rupture, affolant la médecine, bien décidé qu’il est à plonger jusqu’au bout les étreintes soul et l’ardeur boogie’n’roll de son blues dans les ambiances enfiévrées qu’il affectionne, cajun, africaine, mexicaine ou créole. Il disparaît à 60 ans, musicalement en plein forme.
© texte JC LEGROS pour Abc Blues & Soul. Septembre 2010 | Je vous conseille de découvrir le répertoire de Johnny COPELAND au travers de l’album "Essential Recordings: Down on Bended Knee", paru sous le label Rounder en 1999. Regroupant dix titres gravés entre 1981 et 1990, cette compilation propose des enregistrements issus des albums "Texas Twister", "Copeland Special", "Make My Home Where I Hang My Hat", "Boom Boom" et "Bringin' It All Back Home" que Johnny COPELAND publia durant sa longue collaboration avec l’étiquette Rounder. Accompagné durant toute cette période par quelques uns des meilleurs musiciens de Jazz new yorkais de années 80, comme les saxophonistes George Adams, Byard Lancaster et Arthur Blythe, ainsi que le tromboniste George Lewis, Johnny COPELAND nous révèle ici toute les capacités de sa voix forte et puissante, et la subtilité de son jeu. Une première approche vraiment intéressante de l’œuvre de Johnny COPELAND, avec cet ensemble de dix interprétations brillantes de ce talentueux bluesman texan.
Si votre budget vous permet une dépense supplémentaire, je vous suggère de poursuivre votre découverte artistique avec l’album "Ghetto Child" paru en 2001 sous le label Castle/Sanctuary. Enregistrés entre 1960 et 1990, les 14 titres que rassemble cette compilation sont tous issus de sessions que se déroulèrent à Houston et illustrent l’extraordinaire aisance avec laquelle Johnny COPELAND combinait les tonalités de la Soul et du Blues pour créer son propre style. Une petite remarque, les titres ne sont pas présentés dans un ordre chronologique. Enfin pour les passionnés, les albums "When the Rain Starts Fallin'" et "Texas Twister", publiés respectivement en 1988 et 1983 sous le label Rounder, vous permettront d’approfondir l’une des période capitale de la discographie de Johnny COPELAND. Le total de 31 titres différents que proposent ces deux albums, vous assure un réel survol de la période Rounder de Johnny COPELAND.
(lien commercial ci-dessous) Extraits de la totalité des titres de "Essential Recordings: Down on Bended Knee", de "Ghetto Child", de "When the Rain Starts Fallin'" et de "Texas Twister", ci-dessous. |
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Album conseillé: "Essential Recordings: Down on Bended Knee" Titres enregistrés entre 1981 et 1990 Publié le 28 avril 2009, sous le label Rounder (10 titres) et/ou Album conseillé: "Ghetto Child" Titres enregistrés entre 1960 et 1990 Publié le 9 juillet 2001, sous le label Castle/Sanctuary (14 titres) et/ouAlbum conseillé: "When the Rain Starts Fallin'" Publié en 1988, sous le label Rounder (16 titres) et Album conseillé: "Texas Twister" Publié en 1983, sous le label Rounder (15 titres) Working Man Blues | Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien. Extraits de la totalité des titres de "Essential Recordings: Down on Bended Knee", de "Ghetto Child", de "When the Rain Starts Fallin'" et de "Texas Twister", ci-dessous. | cliquez ici
| Ecouter Johnny COPELAND au "Salon d'écoute". | cliquez ici | Télécharger les titres ou albums de Johnny COPELAND: "Télécharger". | DVD Aucun article disponible. |
| retrouver toutes les oeuvres de J.C. LEGROS dans: Galerie Blues & Soul | 
| Extraits | Essential Recordings: Down on Bended Knee (10/10) | Tout écouter: | 1. When the Rain Starts Fallin' | | 2. Cut Off My Right Arm | | 3. Down on Bended Knee | | 4. Kasavubu | | 5. Blues Ain't Nothin' | | 6. Devil's Hand | | 7. Honky Tonkin' | | 8. Claim Jumper | | 9. Don't Stop by the Creek, Son | | 10. Make My Home Where I Hang My Hat | |
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Extraits | Ghetto Child (14/14) | Tout écouter: | 1. Rock Me Baby | | 2. Let Me Cry | | 3. Something's Up Your Sleeve | | 4. Ghetto Child | | 5. Daily Bread | | 6. Heebie Jeebies | | 7. Mama Told Me | | 8. May the Best Man Win | | 9. Proving Time | | 10. You've Got Me Singing a Love Song | | 11. Please Let Me Know | | 12. Coming to See About You | | 13. House of So Many Tears | | 14. Soul Power | |
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Extraits | When the Rain Starts Fallin' (16/16) | Tout écouter: | 1. Midnight Fantasy | | 2. Make My Home Where I Hang My Hat | | 3. Down on Bended Knee | | 4. Jessanne | | 5. Bozalimalamu | | 6. Devil's Hand | | 7. Third Party | | 8. Conakry | | 9. Old Man Blues | | 10. When the Rain Starts Fallin' | | 11. Same Thing | | 12. I Wish I Was Single | | 13. Rock 'N' Roll Lilly | | 14. North Carolina | | 15. Big Time | | 16. St. Louis Blues | |
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Extraits | Texas Twister (15/15) | Tout écouter: | 1. Everybody Wants A Piece Of Me | | 2. Copeland Special | | 3. It's My Own Tears | | 4. Claim Jumper | | 5. Natural Born Believer | | 6. Cold Outside | | 7. Honky Tonkin' | | 8. Love Utopia | | 9. Don't Stop By The Creek, Son | | 10. Houston | | 11. I De Go Now | | 12. Excuses | | 13. Ngote | | 14. Kasavubu | | 15. Abidjan | |
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