Jimmy BURNS, chanteur, guitariste et parolier, le pus jeune frère du bluesman Eddie BURNS, poursuit la tradition familiale. Né dans le delta du Mississipi, il a toujours été fasciné par la musique, adorant les sons provenant des églises tout autant que les Blues entendus dans les rues. BURNS chantait à l’église et apprit tout seul à jouer de la guitare alors qu’il vivait encore dans le Delta. Ses artistes préférés étaient Lightnin’ HOPKINS et aussi bien sûr son frère aîné, le renommé bluesman Eddie Burns, qui fut aussi guitariste plusieurs années pour John Lee HOOKER avant de voler de ses propres ailes.
Quand on le rencontre pour la première fois, Jimmy BURNS ne ressemble pas au stéréotype de l’artiste de Blues; sans prétention, il s’exprime bien, a la voix douce et autour de ses cinquante ans était principalement un bon père de famille. Mais dès qu’on lui parle "musique", ses profondes racines du delta du Mississipi refont surface et il raconte son respect pour le Blues.
En 1955 alors qu’il a 12 ans, sa famille s’installe à Chicago. Pendant un an, il chante avec un groupe de Gospel, The Gay Lites. Mais la musique profane l’attire également. Vivant près du North Side, il est aussi rattrapé par la musique des Impressions et de Major LANCE qui répétaient dans un square près de sa maison. En 1959, à l’âge de 16 ans, il rejoint les Medallionnaires, un groupe vocal connu et fait quelques enregistrements.
Jimmy BURNS fait aussi partie de la scène folk du début des années 60; il chante et joue de la guitare au Fickle Pickle, au Gate of Horn de Mike BLOOMFIELD et dans des cafés alentour.
Quand le R&B vire à la Soul, au début des années 60, Jimmy fait graver quelques singles Soul pour les labels America, USA, Minit, Tip Top, et Erica. Un de ces singles chez Erica, "I Really Love You", devint un collector en Grande Bretagne. Il parcourt le Midwest avec le groupe Fantastic Epics; ils se produisent au Arie Crown Theatre de Chicago, à l’affiche avec Jeff BECK et les Yardbirds.
Puis il forme son propre groupe à la fin des années 60 appelé Jimmy Burns and The Gas Company. Cependant, pour se marier et fonder une famille il met un frein à ses aspirations musicales pour se focaliser sur la vie familiale et ses réalités.
Pendant les années 70 et 80 il reste à la maison, se contentant de jouer dans des clubs et concerts alentour.
Mais le Blues n’est jamais bien loin. Au début des années 90, ses enfants ayant grandi, il reprend la musique à temps plein et relance sa carrière. Il débute par un concert folk au Smokedoddy’s de Chicago et il ne faut pas longtemps pour que Bob KOESTER de chez Delmark Records signe avec lui pour enregistrer un album. "Leaving Here Walking" en 1996, album autobiographique où il puise profondément dans ses racines Blues. Le disque, très attendu, connaît un succès immédiat, remportant le prix du meilleur album de l’année auprès de la NAIRD (National Association of Independent Records Distributors), une distinction de l’Académie Française du Jazz, et deux nominations aux Awards.
Des tournées nationales et internationales suivront, où Jimmy BURNS joue devant un public enthousiaste, dans des clubs et festivals, à travers le pays, en Europe, au Canada et au Japon.
Trois autres albums chez Delmark "Night Time Again" (1999), "Back To The Delta" (2003) et "Live At Blues" (2007), révèlent son style à une plus large audience encore.
Son groupe récemment reformé comprend des musiciens du Sud et du West Side, Anthony PALMER à la guitare, E.G.Mc DANIEL à la basse et James CARTER à la batterie. Ce groupe serré de musiciens vétérans, la Jimmy Burns Band, bat son plein toutes les nuits.
© texte de Tax2 pour Abc Blues & Soul. Janvier 2009.
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