avec une dédicace spéciale pour J.C. LEGROS. En remettant le Blues rural traditionnel au goût du jour, Guy DAVIS figure parmi les plus importants ambassadeurs de l’art et de la culture afro-américains de sa génération et a connu , en prime un grand succès au théâtre. Il est musicien, compositeur, acteur, directeur et écrivain. Mais le plus important: il est un Bluesman. Le Blues imprègne chaque recoin de sa créativité. Guy DAVIS ressent le désir instinctif de donner à chaque auditeur son "tout", et son "tout" c’est le Blues.
Fils de Ossie DAVIS et Ruby DEE, acteurs et directeurs réputés et influents, il est né à New York le 12 mai 1952. Bien qu’élevé en ville, Guy DAVIS, enfant, se délecta des histoires et descriptions du Sud, racontées par ses arrière-grands-parents, et ses grands parents. Elles firent leur chemin dans ses propres histoires et chansons. Mais il est aussi un enfant élevé dans la classe moyenne de la banlieue de New York.
Les routes et les racines de son Blues sont donc aussi diverses que la forme musicale elle-même. Elle peut être mélancolique, comme les gémissements des hommes ou enjouée et dynamique comme une promenade à cheval! Ses influences sont aussi variées que les jours. Musicalement il se délecte de grands musiciens du Blues, parmi lesquels Blind Willie McTELL, Skip JAMES, Mississipi John HURT. Mais c’est à travers Taj MAHAL qu’il trouve sa voie vers le Bleus ancien. Il aime aussi des musiciens divers comme Fats WALLER et Harry BELAFONTE. Son écriture et ses narrations ont été influencées par Zora Neale HURSTON, Garrison KEILLOR et par Laura DAVIS, sa grand-mère de 105 ans !
Il apprit seul la guitare, n’ayant pas la patience de prendre des leçons. En assistant, à l’âge de 13 ans à son premier concert, celui de Buddy GUY, son propre sort en tant que bluesman fut scellé, particulièrement après qu’il eut appris la technique du fingerpicking d’un guitariste qu’il rencontra dans un train entre Boston et New York quelques années plus tard.
En 1978, Davis enregistra l’album "Dreams About Life", produit par le label Folkways, avec l’assistance du légendaire Moses ASCH. Dans le même temps, il commence une carrière d’acteur, tenant à la télévision un rôle récurrent dans le soap quotidien One Life to Live et apparaissant en 1984 dans le film hip-hop Beat Street. Cherchant longtemps à combiner son goût partagé entre la musique et le métier d’acteur, Guy DAVIS trouve enfin en 1991 un projet qui comble ses ambitions, lui offrant l’opportunité de combiner sur scène musique et jeu d’acteur: MULEBONE, une production de Broadway avec Zora Neale HURSTON et Langston HUGUES en collaboration, sur une musique de Taj MAHAL. En 1993, il joue dans une production d’avant-garde le rôle du légendaire musicien de Blues, Robert JONHSON: il reçoit une critique enthousiaste, gagnant le Award de la fondation de Blues "Keeping the Blues Alive", remis par Robert CRAY à la cérémonie des W.C.Handy Awards.
Cherchant de nouvelles voies pour combiner ses passions, le Blues, la musique, le théâtre, Guy DAVIS se met à la composition. En 1994, il écrit et joue l’émouvant One man show "In Bed With The Blues": les aventures de Fishy WATERS, dont la première lui vaut les louanges du New York Times et du Village Voice. Un an plus tard, il collabore avec ses parents à "Two Hah Hahs and a Homeboy", musique et histoire du folklore afro-américain. A la même époque, il compose la musique de la série nationale "The American Promise"; sa performance dans l’épisode To Be a Man, lui vaut un Emmy. | Les 10 ans qui vont suivre, Guy DAVIS les consacre essentiellement à écrire, enregistrer et jouer de la musique. A l’automne 1995, il renoue avec la Country Blues tradionnelle acoustique et sort chez Red House, "Stomp Down River", un album live qui montre un artsite stupéfiant. Un an plus tard, il récidive avec "Call Down The Thunder", un hommage aux maîtres du Blues. Cet album électrisant positionne Guy DAVIS comme l’un des artistes de Blues les plus importants de notre époque. Le magazine Acoustic Guitar le déclare « l’un des 30 CD essentiels parmi la nouvelle génération d’artistes ». | |
You Don’t Know My Mind Butt Naked Free | En 1998, le troisième album de Guy DAVIS chez Red House, "You Don’t Know My Mind", empreint de passion et de rythme, est élu « Blues Album of the Year » par l’Association For Independent Music et le San Francisco Chronicle lui décerne 4 étoiles. Son quatrième album, "Butt Naked Free", est le premier produit par John Platania, premier guitariste de Van Morrison. |
| Je vous conseille pour découvrir le Blues traditionnel revisité par Guy DAVIS, l'album "Legacy" paru en 2004 sous le label Red House. Regroupant 15 titres, cet album devrait vous permettre d'appréhender l'univers musical de cet artiste, au travers de morceaux somptueux comme "Uncle Tom's Dead", "Pay Day", "Rolling in My Sweet Baby's Arms", "I Just Can't Help Loving You", "Things About Coming My Way", "Hikin' Jerry" ou "Come Back Baby". Un premier pas vers cet artiste essentiel de la scène Blues actuelle.
Si votre budget vous permet une dépense plus importante, je vous conseille les deux albums originaux, "Give in Kind" et/ou "But Naked Free", parus respectivement en 2002 et 2000 sous le label Red House. Considérés comme les deux opus majeurs de la discographie actuelle de Guy DAVIS, les 30 titres que réunissent ces deux albums, vous donneront un aperçu vraiment complet de l'art et du talent de Guy DAVIS. Deux Cd indispensables pour comprendre l'importance de Guy DAVIS dans l'évolution et la notoriété du Blues actuel.
(lien commercial ci-dessous) Extrait de sept titres de "Legacy", ci-dessous. Extraits | Uncle Tom's Dead | Pay Day | Come Back Baby | Rolling in My Sweet Baby's Arms | I Just Can't Help Loving You | Things About Coming My Way | Hikin' Jerry |
Extraits des autres titres de "Legacy", ci-dessous. |