| | |
|
|
| 
| Duke ROBILLARD, né le 4 octobre 1948 à Woonsocket (Rhode Island), Etats Unis. |
|
|
Avant d'écouter des extraits, interrompre la lecture automatique. |
Extraits | Down By The Delta | You Got Me | If This Is Love | Judgment Day
|
Plus bas dans la page, écoutez d'autres extraits, découvrez le détail des albums conseillés. |
En quelques lignes... | Albums Conseillés | Les bluesmen, c’est bien connu, aiment se tenir à des carrefours. A la croisée des musiques américaines, rayon guitare, on en trouve un, au look d’épicier en gros, qui balance depuis quarante ans un swing jubilatoire, tricoté avec des doigts de fée. Duke Robillard est un orfèvre, un ciseleur, un styliste. Des bas fonds blues aux aquarelles jazz, sa musique est une visite guidée sur la bande son yankee. Michael John Robillard est né à Woonsocket (Rhode Island) le 4 octobre 1948. Preuve précoce d’un goût parfait du décalé, ce sont les tempo lents, les “Wee Wee Hours” et “Deep Feeling”, en faces B des singles de Chuck Berry de la collection de son frère qui marquent ses premières émotions musicales. Il écoute aussi la country de Hank Williams. Mais il découvre sa voie, entre jazz et blues, avec T-Bone Walker. Très tôt, il comprend que toutes ces musiques - jazz, jump, rhythm & blues, swing, rockabilly, bluegrass, country, rock’n’roll – ne sont en fait que les formes diversifiées d’une même pâte originale, dont le blues est, quant à lui, l’état le plus proche. D’autres influences s’ajoutent. Charlie Christian, Kenny Burrell, Herb Ellis côté jazz. Guitar Slim, B.B et Freddy King pour le blues. Mais aussi Gatemouth Brown, Johnny Guitar Watson, Lowell Fulson entre les lignes. A la sortie du collège, au milieu des années 60, il commence à monter ses premiers orchestres et travaille pour la société Guild Guitar. En 1967, il fonde, avec le pianiste Al Copley, le groupe Roomful Of Blues. Partant d’un blues rock plutôt conventionnel, la formation évolue à partir de 1970 avec l’addition de deux saxophonistes et l’arrivée d’un batteur swing. Totalement à contre-courant, elle vire au quasi big band jump blues et compte bientôt neuf musiciens à son bord. Engagé au Knickerbocker Café de Westerly, le groupe se bâtit une réputation et accompagne des héros de Robillard, comme Big Joe Turner et Eddie “Cleanhead” Vinson. En 1974, ils jouent avec Count Basie. En 1976, Doc Pomus les aide à entrer chez Island Records. Leur premier disque, “Roomfull Of Blues”, sort l’année suivante, puis c’est “Let’s Have a A Party” en 1979. Après 12 ans de service, Robillard décide pourtant de tourner la page. Le groupe continuera, d’abord avec Ronnie Earl, pour devenir, au fil des ans, une véritable institution américaine. Duke, lui, rejoint brièvement le chanteur de rockabilly Robert Gordon, puis participe à deux albums avec d’anciens accompagnateurs de Muddy Waters regroupés sous la bannière Legendary Blues Band. Après quoi il monte le Duke Robillard Band, bientôt rebaptisé The Pleasure Kings, avant d’intégrer les Fabulous Thunderbird en 1990, au départ de Jimmy Vaughan, puis de progressivement prendre sa totale indépendance. | Je vous conseille de découvrir l’œuvre de Duke ROBILLARD, en commençant par le début, avec l’album "Essential Recordings: Rockin' Guitar Blues", paru en 2009 sous le label Rounder. En effet, cette compilation nous relate les premières séances studio solo du Duke lors de son passage chez Rounder, entre 1985 et 1990. Les 10 titres que contient "Essential Recordings: Rockin' Guitar Blues", survolent donc la période de la discographie de Duke ROBILLARD qui s’étend de son premier album solo "Swing" gravé en 1988, jusqu‘à l‘opus "Turn It Around" qu’il publia en 1990. Si votre budget vous permet une dépense supplémentaire, je vous suggère de compléter votre approche de l’univers musical de Duke ROBILLARD, avec l’album "World Full Of Blues" paru en 2007 sous le label Stony Plain. Regroupant 23 titres enregistrés entre décembre 2006 et janvier 2007, cet album vous permettra d’appréhender tout le chemin artistique parcouru par cet artiste, en seulement une vingtaine d’années. Si vous le souhaitez, l’album "Plays Blues: The Rounder Years", peut également compléter cet achat en vous offrant un aperçu plus détaillé de sa période Rounder, avec 14 titres au lieu des 10 de l‘album "Essential Recordings: Rockin' Guitar Blues" conseillés précédemment. Enfin pour les passionnés, le coffret "Duke's Box" paru en 2009 sous le label Dixiefrog, permet quant à lui une véritable découverte de l’œuvre discographique de Duke ROBILLARD. Retraçant 14 ans de sa carrière, au travers les 40 titres qu’il contient, ce coffret est le complément idéal de la compilation "Plays Blues: The Rounder Years" pour connaître réellement toutes les facettes du talent de Duke ROBILLARD. (lien commercial, ci-dessous) Extraits de la totalité des titres de "Essential Recordings: Rockin' Guitar Blues" etde "Plays Blues: The Rounder Years ", ci-dessous. |
Extraits alb. "Swing" I'll Always Be in Love with You What's Your Story, Morning Glory Exactly Like You You'd Better Change Your Ways | Sa carrière discographique personnelle débute en 1988, avec l’élégant et jazzy “Swing”, auquel participent Scott Hamilton et Chris Flory. La même année sort “You Got Me” à l’énergie plus tranchante, soutenu cette fois par Dr John et Jimmy Vaughan. En 1989, “Duke Robillard & The Pleasure Kings”, album sous forte influence T-Bone Walker, le présente dans une formule en trio inhabituelle. L’année suivante, on le retrouve version jazz lounge sur “After Hours Swing Sessions”, puis plus aguicheur dans “Turn It Around”. |
"Swing" "Turn it Around"
|
"Duke's Blues"
| Sa rencontre avec Holder Petersen, le patron du label canadien Stony Plain lui permet d’enregistrer en septembre 1993 ce dont il rêve depuis longtemps : un vrai disque de blues. Sorti en 1996, le succès de “Duke’s Blues” inaugure une lignée de collaborations fructueuses. | Extraits alb. "Duke's Blues" I Still Love You Baby |
Très actif en studio, Duke Robillard se révèle également prolifique sur la route. Il enchaîne les concerts et sillonne l’Amérique du Nord, reconstituant sur scène l’énergie débridée de la musique d’après-guerre. En novembre 1995, celui qu’il donne au club Richard’s On Richard de Vancouver pour la télévision canadienne, fait l’objet d’un album (édité en 1998 sous le titre “Stretchin’ Out”) qui témoigne de la vigueur contagieuse de la Gibson de Duke. © Duke ROBILLARD par JC LEGROS Nov.2009 pour Abc Blues & Soul
| Désormais Robillard règne sur un vrai territoire, dont témoigne une discographie qui alterne revisites du nuancier post blues (“Dangerous Place” en 1997, “Explorer” en 2000) et éclairages particuliers (“New Blues For Modern Man” et “Conversation In Swing Guitar”en 1999, “More conversation In Swing Guitar” en 2003). Au total, un répertoire foisonnant, mêlant avec bonheur reprises obscures, tributs à des classiques et créations personnelles. Le tout dans une variété de climats passant par les côtes du Pacifique, les swamps louisianais et les faubourgs venteux de Chicago. |
Guitariste de haute volée, doté d’un swing irrésistible et servi par une élasticité hors norme, Duke Robillard recueille les fruits de son engagement musical en recevant, entre 2000 et 2004, pas moins de quatre des cinq Awards de meilleur guitariste blues remis pendant cette période. Une reconnaissance, désormais internationale, qui ne l’empêche pas de rester les pieds sur la scène où il poursuit son parcours de performer inlassable, alignant les concerts à la façon d’un BB King qui l’a, d’ailleurs, depuis longtemps adoubé. "Blue Mood : The Songs Of T-Bone Walker"
| Duke Robillard se concentre un temps sur un blues plus strict avec “Living With The Blues” (2002) puis “Exalted Lover” (2003) et “Blue Mood : The Songs Of T-Bone Walker“ (2004). Puisant du côté de Dixon-Waters, Tampa Red, Albert et BB King, Brownie McGhee, mais aussi Bo Diddley ou Louis Jordan, il infuse en continu dans ses titres une collection de solos dévastateurs et joyeux qui rappellent les meilleures heures du Roomful Of Blues. | Extraits alb. "Blue Mood : The Songs Of T-Bone Walker" Love is a Gamble You Don't Love Me |
Mais il veille aussi à maintenir les autres flammes, et celle du jazz particulièrement. A l’image de “New Guitar Summit”, sorti la même année et habité par le souvenir de grands anciens : Charlie Christian, Barney Kessel, Kenny Burrell, Eddie Durham. Extraits alb. "Stomp! The Blues Tonight" Do Me Right Stomp the Blues Tonight | Les classificateurs souffrent encore en 2006 avec la sortie de “Guitar Groove-A-Rama”, tour d’horizon éclectique délivré avec un enthousiasme réjouissant. Et rien ne semble devoir rassasier Duke Robillard qui continue sa moisson d’albums avec “World Full Of Blues” (2007), “A Swingin’ Session With” (2008), et accélère encore en 2009 avec les sorties de “Stomp The Blues Night” et “Steppin’ Out Live”. | "Somp! The Blues Tonight"
|
Comme si cette foisonnante activité discographique et les tournées incessantes ne lui suffisaient pas, on trouve aussi Duke Robillard aux côtés d’autres musiciens, penché sur les consoles ou guitare en main. Et là encore, il parcourt tout le front, du folk électrique de Bob Dylan au bop twangué de son ami Herb Ellis, quand ce n’est pas sur quelques pièces baroques de Tom Waits. Infatigable, Duke Robillard continue ainsi de trimballer ses grosses caisses chromées sur les circuits, piochant dans sa collection d’instruments vintage et puisant dans le patrimoine musical américain des petits bijoux qu’il exhume avec une inépuisable délectation, pourvoyeur de plaisirs sans cesse renouvelés.
© texte JC LEGROS pour Abc blues & Soul. Novembre 2009
|
Album conseillé: "Essential Recordings: Rockin' Guitar Blues" Titres enregistrés entre 1985 et 1990 Publié le 28 avril 2009, sous le label Rounder (10 titres) ou Album conseillé: "World Full Of Blues" Titres enregistrés entre décembre 2006 et janvier 2007 Publié le 26 juin 2007, sous le label Stony Plain (23 titres) ou Album conseillé: "Plays Blues: The Rounder Years" Titres enregistrés entre mars 1983 et avril 1991 Publié le 21 octobre 1997, sous le label Bullseye Blues (14 titres) ou Album conseillé: "Duke's Box" coffret 3Cd Titres enregistrés entre 1996 et 2009 Publié le 26 février 2009, sous le label Dixiefrog (40 titres) | | | | |
Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien. Extraits de la totalité des titres de "Essential Recordings: Rockin' Guitar Blues" et de "Plays Blues : The Rounder Years ", ci-dessous. | DVD Zone 1 |

| Extraits | Essential Recordings: Rockin' Guitar Blues (10/10) | 1. Give Me All the Love You Got | | 2. Stop Knockin' | | 3. Don't Look at My Girl Like That | | 4. Too Hot to Handle | | 5. What That Means to Me | | 6. You Ain't the One | | 7. T-Bone Boogie | | 8. Don't Treat Me Like That | | 9. Oh Babe | | 10. Give Me Your Attention | |
|
Extraits | Plays Blues : The Rounder Years (14/14) | 1. Down By The Delta | | 2. You Got Me | | 3. If This Is Love | | 4. Judgment Day | | 5. The High Cost Of Loving | | 6. She Made My Mind | | 7. You're The One I Adore | | 8. Don't Come Back | | 9. Anything It Takes | | 10. Duke's Mood | | 11. Just A Human | | 12. Let Me Love You | | 13. Just Kiss Me | | 14. I Think You Know | |
|
|
| |
Vous êtes leème visiteur. | | | | |
|
|
| | | | | | | | | | | | | | | |
|
| |