| | |
|
| | 
| Bo Weavil, groupe fondé par Matthieu FROMONT (allias Boogie Matt "Arrow") en 1995 à Paris, France. |
|
|
Avant d'écouter des extraits, penser à interrompre la lecture automatique. |
Extraits | I Love My Baby | Lazy-Bones Blues | Mean Old Frisco | Drinkin' Both Night and Day |
Plus bas dans la page, écoutez d'autres extraits, découvrez le détail des albums conseillés. |
En quelques lignes... | Albums Conseillés | Côté musique le champ d’action de Bo Weavil est bien balisé, autour du blues rugueux des années 50, esprit Lightnin’ Hopkins et John Lee Hooker voire, pour les plus pointus, Frankie Lee Sims et Doctor Ross. Un boogie rural électrifié qui branche le Delta sur des amplis pas chers, avec une oreille sur Muddy Waters et Howlin’ Wolf se disputant les faveurs des ghettos sud de Chicago. Côté identité, les choses sont plus complexes. Bo Weavil a d’abord signifié un groupe – qui a été jusqu’au quartet – et se confond désormais avec le nom de son créateur, alias Boogie Matt «Arrow», lui-même né Matthieu Fromont pour l’état civil. | A l’écoute Bo Weavil, on se retrouve du côté de Memphis, dans le petit studio de Sam Phillips quelque part pendant les années blues du label Sun, soit entre 1950 et 1956. Même dépouillement un peu rêche, même son qui claque, cette sorte de nervosité rythmique qui confère au blues son urgence interlope. Par dessus ça – et venant de la même maison - la petite touche «rockab’» participe au réalisme de l’effet. La reconstitution est saisissante sur le second album de Bo Weavil, "Midnight Rumble", dont les "Fool About You Baby" et "Oh Mama" donnent directement sur le grand Joe Hill Louis. RL Burnside et l’écurie Fat Possum ne sont donc pas loin non plus. | Fool About You Baby Oh Mama | Ceci étant, Bo Weavil n’est pas un groupe de reprise. Si la recherche du rendu est quasi nostalgique, le répertoire, lui, ne l’est pas et fait place à de nombreuses compositions originales. Et l’ambiance encore moins puisque, seul où à plusieurs, le résultat est toujours pétaradant de santé.
| Bref, pas question ici de moelleux Fender ni de descente de gamme pentatonique. Bo Weavil joue plein centre. D’ailleurs, après les Gibson et les Danelectro, Matt est repassé à la japonaise de grande série, façon Hound Dog Taylor, parce que l’essentiel n’est pas là. Il ne s’agit pas de négligence, plutôt d’un sens des priorités. Pour preuve, quand il s’agit de peaufiner un son, Bo Weavil peut devenir très tatillon, jusqu’à travailler la voix au Neuman U 47, le micro mythique de la grande époque des studios RCA. |
Matthieu Fromont, né en 1972, vient d’une famille de musiciens. Il plonge d’abord dans le rockabilly. Il n’a pas encore ses 8 ans et déjà comme premier album, les Stray Cats. Fan d’Elvis Presley et de Brian Setzer, il passe aussi par le funk et s’adonne au breakdance à l’âge du collège. Eclectique, il donne un temps dans la Cold Wave, à la Cure, puis tourne punk avant un virage boogie rock du côté dAC/DC et de ZZ Top. Au final, en remontant de Presley à Arthur Crudup, ce sont les vieilleries qu’écoutait son père sur des 78 tours (Charley Patton, Sonny Terry) qui l’amènent au blues. | 3 titres de Matthieu: Goodbye Baby Red Pickles
Sad Train |
| Je vous conseille de découvrir ce mélange de tonalités venues du delta et de boggie rural électrifié qui font le Blues rugueux de Bo Weavil, au travers de l’album "Mo Diggin’" paru en 2001 sous le label Because Music. Regroupant 11 titres, cet album vous offre effectivement un premier contact avec ce Blues percutant aux accents de boogie terreux, qui donnent ce style si distinctif au répertoire de Bo Weavil. Une musique composée et interprétée en toute simplicité, mais si efficace et mordante, qu’elle donne à leur Blues une touche d’authenticité vraiment prenante et captivante.
A l’heure où nous mettons en ligne cet article, l’album "Split-Up Blues" n’étant pas encore disponible à la vente ou en téléchargement, nous vous préviendrons de sa disponibilité, car il fera partie sans aucun doute de nos albums hautement recommandés pour découvrir pleinement l’univers musical de Bo Weavil. (lien commercial ci-dessous) Extraits de la totalité des titres de "Mo' Diggin'" et de 6 titres de "Slip-Up Blues", ci-dessous. |
En attendant, il a commencé la guitare pour faire comme Chuck Berry. Et là encore c’est quand le blues n’est pas loin qu’il l’apprécie le plus. A ses débuts, à Lyon, il joue Robert Johnson et Bukka White, parce qu’une acoustique c’est moins cher et que c’est seul que cela se joue le mieux. Une rencontre avec Jean-Jacques Milteau et l’écoute assidue de Little Walter lui font travailler aussi l’harmonica. Il consacre alors trois ans à ne jouer que de çà, tout le temps et n’importe où. C’est comme ça qu’il rencontre Philippe Sauret – musicien, journaliste, zydécophile et activiste blues, - qui l’invite à venir faire un bœuf "Travel In Blues", ces soirées jam session mensuelles organisées par cette association parisienne depuis disparue. | Dans la foulée Matthieu rencontre Lee Hallyday, le « père adoptif » de qui l’on sait, qui le prend un temps sous sa coupe, le conseille et lui offre même une Gibson Les Paul. Un outil électrique qui tombe bien car Matthieu vient d’être carrément percuté par le "Boogie Chillum" de John Lee Hooker. Toujours aussi passionné quand il s’agit d’apprendre, il décide de tout reprendre à zéro côté guitare. C’est avec la même énergie exclusive qu’il travaille désormais les open tuning, remonte jusqu’aux tables de la Loi de Robert Johnson et s’imprègne de l’esprit «down home». Il revient même s’installer à Paris pour suivre les cours du CIM, une école de jazz dont il compte bien ressortir en musicien accompli. | John Lee HOOKER |
Mais il renonce au bout de deux mois, accablé par les raideurs de l’harmonie. Heureusement qu’à l’Atelier blues de l’école il peut se défouler sur son harmo. Et faire des rencontres. Comme celle de Ludovic Binet qui deviendra plus tard le pianiste de la bande. | Matthieu monte un premier groupe pour lequel il cherche un contrebassiste. Un musicien lui présente Vincent Talpaert. Les deux vibrent d’entrée sur un bout d’essai - et du coup scellent une longue collaboration - en reprenant les titres du "Real Folk Blues" de Muddy Waters. Mais jusqu‘en 1997 Matt se produit encore le plus souvent seul. Il passe aussi par le groupe de Bill Deraime, plutôt une bonne école pour un bluesman français. | 
Muddy WATERS |
Bo Weavil Blues Band Big City Blues | Avec Vincent, un projet d’album voit le jour. Le «Bo Weavill Blues Band» est mis sur pied avec Ludovic Binet au piano et Denis Baudrillart à la batterie. Répété en une semaine et intitulé avec humour "Early Recordings", l’album sort chez Lenox Records en 1999 avec une pochette rétro qui alimente l’ambiguïté mais colle parfaitement à son contenu très roots. Enregistré en deux jours en Scandinavie, avec du matériel vintage, c’est une plongée dans le Memphis swinguant, celui qui jongle allégrement entre blues pêchu et rock’n’roll naissant. | I'm Doing Fine pochette - Early Recordings My Lttle Lady Low Down Women |
Télécahrger Mo Diggin' Mo Diggin' - l'album | En 2001, c’est dans un studio suédois que Bo Weavil enregistre son second disque : "Midnight Rumble With Bo Weavil". Le Mississippi coule toujours entre les plages, à peine troublé par les accents rockabilly qui, symbolisés par la «banane» de Vincent, colorent toujours l’identité du groupe. Une formule qui séduit dans les contrées nordiques et en Angleterre. Le groupe tourne un peu partout en Europe. Plus qu’en France d’ailleurs. Pourtant les éloges s’abattent littéralement sur leur troisième album, "Mo Diggin’", sorti en mars 2006. Toujours aussi dense et percutant, il confirme la capacité du groupe à fabriquer un boogie blues campagnard et perforant avec trois fois rien. | pochette - Midnight Rumble With Bo Wevil
|
Can't Find No Way The Key To Yo' Door
pochette - Slip-Up Blues The End Of The Story Goodbye Baby | 2010 marque un tournant, au plan personnel comme professionnel. Matt divorce et Bo Weavil atteint sa plus simple expression: lui, sa voix râpeuse, sa guitare et son harmonica. De quoi comprendre le titre du disque suivant, "Split Up Blues" (Lenox Records). Matthieu y est accompagné par Miguel Hamoum à la basse et Franck Thomelet à la batterie. Moins cavaleur mais plus bleu que jamais, joliment tourmenté aussi, l’album rassemble une nouvelle fois des reprises travaillées et des compositions très personnelles dont cette fois l’ambiance se ressent nettement du vécu récent de son auteur ("The End Of The Story", "Goodbye Baby"). Mais n’est-ce pas justement cela le blues? | Miguel Hamoun Franck Thomelet |
| En tout cas, la critique apprécie une nouvelle fois. Le public aussi. Il n’est pas un compte-rendu de concert qui ne fasse l’éloge de la musique intensément communicative de Bo Weavil. Et peu de festivals qui ne cherchent pas à doper leur affiche avec ce «charançon du coton» aux ravages toujours bienvenus. |
© texte JC LEGROS pour Abc Blues & Soul. Décembre 2010 |
Album conseillé: "Mo' Diggin'" Publié le 6 mars 2006, sous le label Because Music (11 titres) | Téchargement ou Album Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien. Extraits de la totalité des titres de "Mo' Diggin'" et de 6 titres de "Slip-Up Blues", ci-dessous. | cliquez ici | Télécharger les titres ou albums de Bo Weavil au "Télécharger". | cliquez ici
| Ecouter Bo Weavil au "Salon d'écoute". | DVD Aucun article disponible. |

| Extraits | Mo' Diggin' (11/11) | Tout écouter: | 1. I love my baby | | 2. Big road blues | | 3. 44 blues | | 4. Love her all the time | | 5. Lazy-bones blues | | 6. Hawaiian mambo | | 7. Diggin' my potatoes | | 8. Country farm | | 9. Mean old frisco | | 10. Mellow apples | | 11. Mississippi bo weavil blues | |
|
Extraits | Split-Up Blues (5/13) | Tout écouter: | 1. A Mighty Long Time | | 2. Home Sweet Home | | 5. Goodbye Baby | | 6. The End Of a Story | | 9. The Key To Yo' Door | | | 10. Can't Find No Way | |
| |
| |
Vous êtes leème visiteur. | | | | | |
|
|
| | | |
|
| |