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illustration J.C. LEGROS pour Abc Blues & Soul Agrandir l'image. | 
| Lonnie BROOKS, né Lee BAKER Junior le 18 décembre 1933 à Dubuisson, Louisiane. |
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Extraits | Crosscut Saw
| Woke Up This Morning | Reconsider Baby
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En quelques lignes... | Albums Conseillés | Dégaine texane, moiteurs swamp et artillerie West Side. C’est à ce cocktail original que Lonnie Brooks doit de s’être imposé, autour des années 80, comme l’un des rénovateurs du son de Chicago. Il faut dire que son « voodoo blues » - un dosage inédit de boogie cajun, de twang countrysant et de blues à danser - après avoir pris le temps d’infuser au long d’une mise en route un brin sinueuse, s’est révélé être, le moment venu, un solide reconstituant.
C’est à travers le haut parleur criard d’un marchand de glace ambulant que le jeune Lee Baker découvre pour la première fois le blues en général et Lightnin’ Hopkins en particulier. Clifton CHENIER | Elevé au son d’un banjo dixieland (celui de son grand-père), dégrossi par le roi du zydeco (Clifton Chenier), il passe d’abord par la case rock bayou. Entraîné à Chicago par une icône gospel (Sam Cooke), c’est d’abord dans les soirées interlopes de la pègre locale qu’il fourbit ses armes et dans les clubs du quartier sud qu’il découvre un blues qui ne va, dès lors, plus le lâcher. |
Quand Lonnie Brooks pointe sa guitare repassée au bleu, on est juste au cœur des années 60, en pleine embellie du flanc ouest de la ville. Un sacré défi. La scène locale est brillamment occupée par une génération flamboyante: Otis Rush, Magic Sam, Junior Wells, Little Walter... Pourtant, presque d’un coup, quoique de manières diverses, ces héritiers désignés vont tour à tour se consumer dans le feu d’artifice qu’ils ont allumé. Le seul rescapé, Buddy Guy, se trouve lui aussi, bien que seulement momentanément, empêtré dans le raz de marée blues anglais en train de vampiriser méthodiquement les faubourgs de Chicago. La résistance américaine commence tout juste à s’organiser autour d’un label, Alligator, et de quelques modernistes. La chance de Lonnie sera d’être de ceux-là. | Il faut pourtant attendre 1978, et une apparition remarquée dans une compilation justement imaginée par Bruce Iglauer, le patron d’Alligator, pour que Lonnie Brooks émerge du lot. Son premier, et meilleur, album sort dans la foulée. “Bayou Lightning” rassemble autour de la guitare énergique et du chant corsé de Brooks tous les ingrédients accumulés par celui-ci chemin faisant : des pianos louisianais accostés par des cuivres trempés dans les fourneaux de Memphis et talonnés de près par des rythmiques d’une épaisseur quasi rockeuse. De quoi dissiper les vapeurs de naphtalines qui menacent la légende de Chicago. | Voodoo Daddy Figure Head Alimony Voodoo Daddy | Dans sa composante blues, devenue progressivement dominante, le jeu de Lonnie Brooks emprunte à Long John Hunter autant qu’à B.B King. Mais il a aussi retenu de Magic Slim et d’Albert King l’usage subliminal du bend court et un peu de cette manière de graisser la note. Quant à sa voix, chaude et enveloppante, servie par un vibrato soutenu, elle raconte des histoires de gris-gris, de chats noirs et d’attirances irrépressibles. Le résultat est toujours énergique, souvent irrésistible.
Le « bayou boogie man » s’est très tôt imposé comme un showman terriblement efficace. Sa réputation de faiseur d’ambiance est solidement établie et, même si ses albums se sont un peu empâtés avec le temps, il continue de porter brillamment le feu et de mettre régulièrement les salles sans dessus de dessous. | Depuis quelques années ses fils ont entrepris la relève, et c’est donc souvent sous l’enseigne "Brooks Family" qu’on peut désormais entendre ce blues débridé qui emprunte autant aux ambiances festives de la Nouvelle Orléans qu’aux atmosphères fièvreuses des bas quartiers de Chicago. | The Brooks Family © photos de Kurt SWANSON - 2004 |
© texte JC LEGROS pour Abc Blues & Soul. Février 2010 | Je vous conseille de découvrir le blues débridé de Lonnie BROOKS, au travers de l’album "Deluxe Edition" paru en 1997 sous le label Alligator. Regroupant 15 titres enregistrés entre 1980 et 1996, cet album montre toute la profondeur du talent de Lonnie BROOKS, ainsi que la rugosité de son jeu à la guitare, grâce à cet ensemble d’interprétations qui explore véritablement toutes les facettes de son swamp louisianais. Une première approche complète des nombreuses capacités artistiques de Lonnie BROOKS, transmises avec une énergie débordante venue du Texas. Si votre budget vous permet une dépense plus importante, je vous suggère de poursuivre votre rencontre musicale avec Lonnie BROOKS, grâce à l’album "Sweet Home Chicago", paru en 2000 sous le label Night & Day. Avec les 13 titres qu’il contient, cet album reprend l’intégralité (plus quelques prises alternatives) de l’album original du même nom, publié en 1975 sous le label Black & Blue. Accompagné du pianiste Willie MABON, de l’harmoniciste Mark SIMMONS et d’une bonne partie des membres du groupe The Aces (Hubert SUMLIN, Dave MYERS et Fred BELOW), Lonnie BROOKS nous interprète ici sous la forme d’une jam session, quelques reprises de standards empruntés à Tommy McCLENNAN, JB LENOIR, BB KING et Robert JOHNSON. De quoi patienter un peu, avant de réaliser l’acquisition inévitable d’un véritable live de Lonnie BROOKS. Enfin pour les passionnés, les deux albums indispensables "Live From Chicago : Bayou Lightning Strikes" et "Bayou Lightning", vous aideront à parachever votre découverte de l’œuvre de Lonnie BROOKS. "Live From Chicago" paru en 1988 sous le label Alligator, vous permettra de toucher du doigt, l’excitation et l’énergie débordante dont regorge chacune de ses prestations scéniques, alors que "Bayou Lightning", très certainement le meilleur opus de Lonnie BROOKS, vous offrira encore une fois l’opportunité d’apprécier tout le savoir faire de ce formidable bluesman. Bref, tout ce qu’il faut pour succomber de nouveau à la voix chaude et enveloppante de Lonnie BROOKS et se laisser griser par son lourd vibrato. (lien commercial ci-dessous) Extraits de la totalité des titres de "Deluxe Edition" et de "Sweet Home Chicago [Blues Reference]", ci-dessous. |
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Album conseillé: "Deluxe Edition" Titres enregistrés entre 1980 et 1996 Publié le 28 octobre 1997, sous le Label Alligator (15 titres) et/ou Album conseillé: "Sweet Home Chicago [Blues Reference]" Publié le 6 novembre 2000, sous le label Night & Day Records (13 titres) etAlbum conseillé: "Live from Chicago" Titres enregistrés du 5 au 7 novembre 1987 Publié en 1988, sous le label Alligator (10 titres) et Album conseillé: "Bayou Lightning" Publié en mars 1979, sous le label Alligator (10 titres) | | | | |
Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien. Extraits de la totalité des titres de "Deluxe Edition" et de "Sweet Home Chicago [Blues Reference]", ci-dessous. | cliquez ici
| Ecouter Lonnie BROOKS au "Salon d'écoute". | cliquez ici | Télécharger les titres ou albums de Lonnie BROOKS: "Télécharger". | DVD
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| Extraits | Deluxe Edition (15/15) | 1. Jealous Man | | 2. Something You Got | | 3. Temporary Insanity | | 4. End of the Rope | | 5. Don't Take Advantage of Me | | 6. You Know What My Body Needs [live] | | 7. In the Dark | | 8. Hoodoo She Do | | 9. Figure Head | | 10. One More Shot | | 11. Cold Lonely Nights [live] | | 12. Zydeco | | 13. Family Rules | | 14. Roll of the Tumbling Dice | | 15. Like Father, Like Son | |
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Extraits | Sweet Home Chicago [Blues Reference] (13/13) | 1. The Train and the Horse [Take 2] | | 2. Crosscut Saw | | 3. Mama Talk to Your Daughter [Take 4] | | 4. Two Guitars Shuffle [Take 1] | | 5. Reconsider Baby | | 6. Sweet Home Chicago | | 7. Things I Used to Do [Take 4] | | 8. Big Leg Woman | | 9. Crazy 'Bout You Baby | | 10. Woke Up This Morning | | 11. Two Guitars Shuffle [Take 2] | | 12. Mama Talk to Your Daughter | | 13. The Train and the Horse [Take 1] | |
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