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| Katie WEBSTER, née Kathryn Jewel THORNE le 11 janvier 1936 à Houston, Texas. Décédée le 5 septembre 1999 à League City, Texas. |
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Extraits | Hard Lovin' Mama | Two-Fisted Mama | Pussycat Moan | Lord, I Wonder |
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En quelques lignes... | Albums Conseillés | Née Kathryn Jewell THORNE, le 11 janvier 1936 à Houston au Texas, Katie WEBSTER apprend à jouer du piano dès son plus jeune âge, sous le contrôle strict de parents très croyants, qui ne l’autorisent à interpréter que du Gospel ou de la musique classique. Pour mieux la surveiller, sa mère lorsqu’elle s’absente, va jusqu’à fermer à clef le piano familial, redoutant que Katie ne soit attirée par le côté obscur de ce que l’instrument peut délivrer de plus maléfique, de "la musique du Diable". Mais malgré toutes ces précautions, Katie Webster découvre rapidement le Blues, le Rock et le R&B sur une vieille radio Philco, qu’elle écoute le soir dans son lit cachée sous les couvertures. Subjuguée par les répertoires de Fats DOMINO, Little RICHARD, Ray CHARLES et Sam COOKE qu’elle entend chaque nuit, Katie profite de toutes les occasions pour jouer elle même en cachette, cette musique profane qui la fascine. Encore adolescente, elle suit ses parents et ses neuf frères et sœurs, lorsque sa famille décide de déménager pour s’installer à Oakland en Californie. Ce changement dans la vie de Katie lui est plutôt bénéfique, puisque ses parents deviennent moins strictes sur son éducation musicale, et l’autorisent à présent à jouer la musique qu’elle aime. Sa capacité à lire des partitions lui permet alors de démarrer très jeune une carrière professionnelle, à l’âge de 13 ans, en rejoignant un groupe de Jazz avec lequel elle se produit dans les clubs et part en tournée dans l’est du Texas et le sud de la Louisiane. C’est à cette époque, que l’on entend pour la première fois le jeu au piano de Katie WEBSTER sur un enregistrement sonore, lorsque après avoir été repérée par le guitariste Asthon SAVOY, l’un des musiciens de R&B les plus importants de la scène du Sud louisianais, ce dernier l’invite à jouer sur plusieurs de ses titres. A l’âge de 15 ans, après s’être mariée avec le pianiste Earl WEBSTER (dont elle divorcera mais gardera le nom pour la scène), Katie est déjà devenue une musicienne très demandée par les studios de la région. | Ainsi, entre les années 50 et 60, elle participe à plusieurs centaines d’enregistrements pour les producteurs Jay MILLER d’Excello Records et Eddie SHULLER de Goldband Records, aux côtés d’artistes aussi variés que Guitar Junior (Lonnie BROOKS), Slim HARPO, Lonesome SUNDOWN (Cornelius GREEN), Clarence GARLOW, Jimmy WILSON, Phil PHILLIPS, Lazzy LESTER, Lightnin’ SLIM ou encore Clifton CHENIER. | Katie WEBSTER et ses musiciens, chez Goldband Records. |
Baby Baby | Durant cette même période, Katie grave également son premier single, "Baby Baby", en 1958 pour le label Kry, puis quelques autres compositions entre 1959 et 1961 pour Jay MILLER sur les étiquettes Rocko, Action et Spot. |
The Katie Lee (version de 1989, extraite de l'album "Two-Fisted Mama!") Sea Of Love | Au début des années 60, à la tête du groupe des Uptighters, Katie WEBSTER se produit régulièrement à Lake Charles en Louisiane, au Bamboo Bar, où elle présente son propre numéro de danse, "The Katie Lee". C’est dans ce même club, en 1964, que vient se produire pour un soir le jeune Otis REDDING, qui décide de faire appel à Katie et à son groupe pour l’accompagner sur scène. Impressionné par le talent de Katie, REDDING lui propose dès le lendemain un engagement avec sa formation, pour participer à sa prochaine tournée. Cette collaboration durera jusqu’en 1967, à la mort d’Otis REDDING, et permettra à Katie WEBSTER d’être présente sur de nombreux enregistrements de celui qui est devenu depuis son mentor, comme le live "At The Whisky A Go-Go". Dans ce même laps de temps, Katie grave quelques singles aux accents très Nouvelle-Orléans, comme le titre "Sea Of Love" pour Golband Records. |
En 1967, alors qu’une véritable amitié s’est installée entre Katie et Otis, ce dernier disparaît dans un tragique accident d’avion survenu sur sa dernière tournée. Est-ce parce que Katie WEBSTER était enceinte de huit mois, ou parce qu’elle avait loupé le vol, qu’elle ne se trouvait pas à bord de l’avion en compagnie d’Otis REDDING? Quoiqu’il en soit, cette disparition marque profondément Katie, qui effondrée, se retire de la scène jusqu’au début des années 80. Elle profite de cette pause artistique pour s’occuper de ses parents, qui rencontrent alors quelques difficultés à Oakland, en Californie.
Secret Of Love | En 1979, Katie fait tout de même un passage dans les studios de Goldband Records, pour graver deux albums, "Katie Webster Has The Blues" et "You Can Dig It", qui contient entre autre le titre "Secret Of Love". | pochette de l'album: Has The Blues |
| Mais il faut attendre 1982, au moment où elle réalise sa première tournée européenne, pour retrouver Katie WEBSTER sur scène. L’accueil qu’elle reçoit sur le vieux continent est tel, que Katie revient une trentaine de fois jouer devant le public européen. Lors d'un passage à Hambourg en Allemagne en 1983, elle se retrouve sur scène en compagnie de Clarence Gatemouth BROWN pour délivrer avec lui, une version toute personnelle de l'éternel "Every Day I Have The Blues". | Every Day I Have The Blues (version Live) |
Texas Boogie Queen Live+Well 200% Joy Men Smart, Woman Smarter | Katie profite aussi de ses multiples prestations en Europe pour graver à partir de 1982, trois albums pour le label Ornament. Cette série débute par un live, "Texas Boogie Queen Live + Well", qui retrace son concert du 14 juin 1982 qu’elle a donné à Munich en Allemagne, puis se poursuit avec l’enregistrement des albums "200% Joy" et "Men Smart, Woman Smarter", un disque qu’elle réalise en compagnie du groupe Black Cat Bone. Durant les années 80, Katie WEBSTER renforce aussi sa notoriété aux États-Unis, en participant à de nombreux festivals, comme le San Francisco Blues Festival (de 1984 à 1986), le Chicago Blues Festival, le New Orleans Jazz & Heritage Festival, le Boulder Blues Festival et le Newport Folk Festival. |
| En 1987, elle enregistre un nouvel album, "I Know That’s Right" (Arholie), avant de signer chez Alligator Records pour réaliser le disque de sa consécration, "The Swamp Boogie Queen", que la presse salue unanimement. Sur cet album, sa voix rauque et son jeu délirant et déterminé au piano s’illustrent parfaitement, avec la présence à ses côtés de quelques artistes d’exceptions venus la rejoindre pour l’occasion. La chanteuse-guitariste Bonnie RAITT apparaît ainsi sur plusieurs morceaux, "Somebody’s On Your Case" et "On The Run", alors que le chanteur Kim WILSON des Fabulous Thunderbirds, réalise un duo avec elle sur le titre "Who’s Making Love", une reprise de Johnnie TYALOR sur laquelle Robert CRAY est venu tenir le poste de guitariste. | I Know That’s Right The Swamp Boogie Queen Somebody’s On Your Case On The Run Who’s Making Love |
En 1989, déjà nominée à plusieurs reprises aux Blues Music Awards, Katie WEBSTER décroche lors de la 10ème édition de cette cérémonie, le prix de l’interprète de l’année, à égalité de voix avec James COTTON, et réalise dans la foulée sa première télévision nationale sur la chaine NBC, lors de l’émission Sunday Night animée par David SANBORN. | Je vous conseille de découvrir l’ampleur et la richesse de l’œuvre de Katie WEBSTER, au travers de l’album "Deluxe Edition" paru en 1991 sous le label Alligator Records. Regroupant 15 titres enregistrés entre 1988 et 1991, cette compilation offre un premier aperçu vraiment intéressant de ce mélange de boogie-woogie, de R&B new orléanais, de Swamp-blues, de Southern soul et de Gospel, qui compose la musique de Katie WEBSTER. Extraits de ses albums "The Swamp Boogie Queen", "Two-Fisted Mama!", et "No Foolin’!", ce recueil rassemble les titres essentiels gravés sur cette période, comme les superbes duos "Love Deluxe" avec Vasti JACKSON et "Who’s Making Love" avec Kim WILSON. Le puissant "On The Run" sur lequel Bonnie RAITT est venue prêter main forte à Katie, ainsi que la présence de Robert CRAY sur "Who’s Making Love", ne retirent bien évidemment rien à la qualité de l’ensemble. "The Love You Save" et "Two-Fisted Mama!" illustrent quant à eux parfaitement le swamp-boogie de Katie WEBSTER, qui restera sans aucun doute dans l’histoire du Blues. Concernant sa voix riche et bluesy, elle prend toute sa mesure dans les titres "Try a Little Tenderness" et "Never Let me Go", une superbe ballade.
Si votre budget vous permet une dépense supplémentaire, je vous suggère "The Swamp Boogie Queen", l’album de la consécration, paru en 1988 chez Alligator Records. Les 12 titres qui composent cet album nous offrent en plus de la voix de Bonnie RAITT sur "Somebody’s On Your Case" et son jeu à la guitare sur "On The Run", et du fameux duo avec Kim WILSON sur la reprise de Johnnie TAYLOR "Who’s Making Love" et sur lequel Robert CRAY est donc à la guitare, deux reprises d’Otis REDDING, "Fa-Fa-Fa-Fa-Fa (Sad Song)" et "Try A Little Tenderness" pour prendre toute la mesure des capacités vocales Soul de Katie WEBSTER. Un album essentiel pour découvrir également toute l’étendue de son jeu au piano.
Enfin pour les passionnés, l’album "No Foolin’!" paru en 1991 sous le label Alligator Records, vous permettra de conclure judicieusement cette rencontre avec l’œuvre de Katie WEBSTER. De son duo avec Lonnie BROOKS sur "Those Lonely, Lonely Nights", à la ballade bluesy "It’s Mighty Hard", en passant par un ensemble de titres aux sonorités très Blues traditionnel, cet album offre une nouvelle fois de découvrir les éléments qui constituent la personnalité si distinctive de la musique de Katie WEBSTER. Ses capacités vocales et ses talents pianistiques, une fois encore pleinement révélés. (lien commercial ci-dessous) Extraits de la totalité des titres de "Deluxe Edition", de "The Swamp Boogie Queen" et de "No Foolin'!", ci-dessous. |
Pussycat Moan (version live) | En 1990, son nouvel album "Two-Fister Mama!" reçoit également des critiques élogieuses, d’une presse spécialisée qui attribue à Katie WEBSTER des qualités de Blues-shouters pour sa voix, et des talents pianistiques hors du commun. Sa dextérité et son aisance lui permettent effectivement de jouer simultanément des rythmes endiablés et puissants de la main gauche, pendant que sa main droite délivre une avalanche de notes enlevées et joyeuses. Un nouveau passage au New Orleans Jazz & Heritage Festival donne l’occasion à Katie de délivrer une version fantastique de son classique "Pussycat Moan", de plus de 8 minutes, devant un public ébahi. Puis l’année suivante, Alligator Records publie ce qui deviendra ses deux derniers albums, "Katie Webster" et "No Foolin’!". | Katie Webster No Foolin’! |
Alligator Tour jaquette:Pride & Joy: The Story of Alligator Records | En 1992, Katie WEBSTER participe à la tournée du 20ème anniversaire d’Alligator Records , où elle rejoint sur scène les autres artistes du label, Koko TAYLOR, Lonnie BROOKS, Elvin BISHOP et Lil’ Ed and The Blues Imperials. Elle apparaît aussi sur le documentaire de Bob MUGGE, "Pride & Joy: The Story of Alligator Records" qui célèbre également les deux décennies d’existence du label. |
20ème anniversaire d’Alligator Records: Tour 1992.
De gauche à droite: Katie WEBSTER, Elvin BISHOP, Lil' Ed, Koko TAYLOR et Lonnie BROOKS. |
Since I Met You Baby | En 1993, après un duo avec B.B. KING sur "Since I Met You Baby", pour l’album "Blues Summit" du roi, Katie WEBSTER est victime d’un accident vasculaire cérébral lors d’une tournée en Grèce, qui la rend presque aveugle et la prive d’une grande partie de sa dextérité pour jouer du piano. Son jeu limité de la main gauche ne l’empêche pourtant pas de continuer à se produire sur scène, où elle redouble d’énergie pour délivrer avec sa seule main droite et sa voix toujours aussi magistrale, cette musique si caractéristique et personnelle qui lui a donné le titre de "Swamp Boogie Queen". |
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Malheureusement, son état de santé ne s’améliore pas, et le 5 septembre 1999, Katie WEBSTER décède d’une insuffisance cardiaque dans la ville de League City au Texas, à l’âge de 63 ans. New Orleans Jazz & Heritage Festival - 1990 | Artiste extravertie, audacieuse et attachante, Katie WEBSTER laisse derrière elle quelques traces superbes de ce Blues-boogie dont elle avait le secret, et qui lui a valu d’être reconnue comme l’une des chanteuses et pianistes incontournables du genre. Mélange sensuel et communicatif de Swamp-Blues, de Gospel, de Southern-soul et de phrasés venus du sud de la Louisiane, la musique ainsi que la personnalité artistique authentique de Katie WEBSTER, lui auront permis de venir s’assoir à la table des grands noms du Blues. |
© texte NPO pour Abc Blues & Soul. Novembre 2010
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Album conseillé: "Deluxe Edition" Titres enregistrés entre 1988 et 1991 Publié en 1991, sous le label Alligator Records (15 titres) et/ou Album conseillé: "The Swamp Boogie Queen" Publié en 1988, sous le label Alligator Records (12 titres) et/ouAlbum conseillé: "No Foolin'!" Publié en 1991, sous le Label Alligator Records (10 titres) | Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien. Extraits de la totalité des titres de "Deluxe Edition", de "The Swamp Boogie Queen" et de "No Foolin'!", ci-dessous. | cliquez ici
| Ecouter Katie WEBSTER au "Salon d'écoute". | cliquez ici | Télécharger les titres ou albums de Katie WEBSTER: "Télécharger". | DVD Aucun article disponible. |

| Extraits | Deluxe Edition (15/15) | Tout écouter: | 1. Two-Fisted Mama | | 2. Who's Making Love? | | 3. I'm Bad | | 4. C.Q. Boogie | | 5. It's Mighty Hard | | 6. Love Deluxe | | 7. Sea of Love | | 8. A Little Meat on the Side | | 9. Try a Little Tenderness | | 10. Never Let Me Go | | 11. I'm Still Leaving You | | 12. Whoo-Wee Sweet Daddy | | 13. On the Run | | 14. Hallelujah, I Love Him So | | 15. The Love You Save (May Be Your Own) | |
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Extraits | The Swamp Boogie Queen (12/12) | Tout écouter: | 1. Who's Making Love? | | 2. Sea of Love | | 3. Black Satin | | 4. After You Get Rid of Me | | 5. Fa-Fa-Fa-Fa-Fa (Sad Song) | | 6. No Bread, No Meat | | 7. Whoo-Wee Sweet Daddy | | 8. Try a Little Tenderness | | 9. Hold on to What You've Got | | 10. Somebody's on Your Case | | 11. On the Run | | 12. Lord, I Wonder | |
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Extraits | No Foolin'! (10/10) | Tout écouter: | 1. A Little Meat on the Side | | 2. I'm Bad | | 3. No Deposit, No Return | | 4. Zydeco Shoes and California Blues | | 5. Too Much Sugar for a Dime | | 6. Hard Lovin' Mama | | 7. It's Mighty Hard | | 8. Tangled in Your Web | | 9. Those Lonely, Lonely Nights | | 10. Mama Cat Cuttin' No Slack | |
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