Amos WELLS - alias Junior WELLS - est élevé à West Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l'harmonica. Il rencontre tout d'abord le maître de cet instrument, Rice MILLER (alias Sonny Boy WILLIAMSON), puis inspiré par les bluesmen locaux (Howlin' WOLF et Junior PARKER), Junior WELLS se met à jouer de l'harmonica dans les rues. Installé à Chicago en 1946, devenu un virtuose de l'harmonica et un très bon chanteur, Junior WELLS accompagne Tampa RED, Big MACEO, Sunnyland Slim et Little Johnny JONES. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis MYERS, son frère David MYERS à la basse et le batteur Fred BELOW. Aussi inventif que Little WALTER, Junior WELLS amplifie également son harmonica, ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues. C'est ainsi que Muddy WATERS fera appel à Junior WELLS (en remplacement de Little WALTER), et que Memphis SLIM en fera de même. Entre 1953 et 1957, Junior WELLS va graver pour Delmark ses premiers classiques, "Hoodoo Man Blues", "Bout The Break Of Day" et "Lawdy, Lawdy". Mais le tournant de la carrière de Junior WELLS a lieu en 1965, lorsqu'il s'associe au guitariste Buddy GUY, pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd'hui incontournables dans l'histoire du Chicago Blues. Ils vont enregistrer jusqu'au début des années 90 toute une série d'albums, dont les remarquables "Hoodoo Man Blues (Delmark, 1965) et "You're Tuff Enough" (Vanguard 1968). A la fin des années 60, Buddy GUY et Junior WELLS se partagent l'affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d'un concert des Rolling Stones en 1970. Mais Buddy GUY, meilleur chanteur que Junior WELLS, enregistre beaucoup d'albums en solo et leur association s'interrompt au début des années 90. Les meilleurs titres de Junior WELLS restent "A Poor Man's Plea", "All Night Blues", "Blues For Mayor Daley", "Cha Cha Cha In Blue", "Country Girl", "Have mercy Baby", "In The Wee Wee Hour", ... Trop de titres pour tous les citer içi, tant l'empreinte de Junior WELLS sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. © texte NPO pour Abc Blues & Soul. 2008
| Je vous conseille pour débuter votre rencontre avec Junior WELLS, de vous procurer l'album "An Introduction to Junior WELLS" ou l'album "Calling All Blues". Couvrant tous les deux la période 1957-1961, ils regroupent respectivement 14 et 24 titres incontournables de Junior WELLS. L'album "An Introduction to Junior WELLS" étant un résumé de l'album "Calling All Blues", il vous permet pour un budget plus serré de démarrer votre découverte musicale. Si votre budget vous permet une dépense supplémentaire, l'album original "Hoodoo Man Blues" paru en 1965, représente très certainement le meilleur opus de Junior WELLS.
Enfin pour les passionnés, l'album "1957-1963" paru en 1998 sous le label Paula, devrait compléter judicieusement votre première acquisition. Que vous ayez opté pour l'album"An Introduction to Junior WELLS" ou pour l'album "Calling All Blues", les 23 titres içi regroupés vous permettront de parfaire votre découverte de Junior WELLS. Concernant l'album "It's My Life, Baby!", publié en 1966, sous le label Vanguard, il figure dans cette sélection car il représente mon coup de coeur. Même si cet album ne représente pas un incontournable de la discographie de junior WELLS, les 12 titres qu'il regroupe, méritent toute votre attention. Pour votre information l'extrait que vous écoutez sur cette page (lien commercial ci-dessous) Extraits de la totalité des titres de "Hoodoo Man Blues", et de "It's My Life, Baby!", ci-dessous. Egalement 4 titres de " An Introduction to Junior WELLS, soit un total de 30 extraits disponibles. |