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| Lea GILMORE, née le 26 septembre 1965 à Baltimore, Maryland aux Etats Unis. |
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Extraits | Fever | See See Rider | Trouble in Mind |
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En quelques lignes... | Albums Conseillés | Chanter le gospel et le blues d’une même voix n’est pas l’évidence que l’on pourrait croire, tant ces deux là, si proches par leurs racines, sont longtemps restés irréductibles aux yeux de la communauté qui les a portés. Lea Gilmore a pourtant pris le parti de s’interposer, avec un sourire désarmant, dans cet éternel face à face entre la musique de Dieu et celle du Diable. Combien de faux noms, de répertoires clandestins, de rédemptions et de défroquages – à l’exception d’un Blind Willie Johnson - avant que "Sister" Rosetta Tharpe ne soit enfin irrévérencieuse ou que le "Reverend" Gary Davis n’avance son blues sur la pointe des pieds. Et si les temps ont fini par changer, il n’en faut pas moins toute la légitimité d’une femme au dessus de tout soupçon comme Lea Gilmore pour qu’aujourd’hui encore une artiste puisse mêler les mots du Seigneur et les choses de la vie sans choquer certains publics. Peut-être d’ailleurs ne faut-il pas s’étonner que ce soit l’Europe qui ait, la première, plébiscité son répertoire iconoclaste. Lea Gilmore, c’est l’histoire d’une jeune femme éprise d’idéaux qui devient chanteuse par vocation militante. C’est une récolte artistique presque tardive, au sens de ces vendanges tirées d’un raisin cueilli à son apogée. Et c’est une de ces voix capables – à l’instar d’une Etta James – de transmettre aussi puissamment les élans spirituels du dimanche matin que les fièvres sensuelles du samedi soir. Fille unique entourée de quarante cinq cousins, très proche de sa mère, macrobiologiste, dont elle hérite du goût de la connaissance en développant très tôt une passion pour l’astronomie, Lea n’est pas une artiste de blues et de gospel par héritage. | Je vous conseille de découvrir le répertoire de Lea GILMORE au travers de son premier album Blues "I’ Don’t Know Where You Are", paru en 2003. Regroupant 13 titres, cet album qui fait la part belle aux tonalités venues de la musique du Diable, laisse tout de même entrer de temps en temps dans ses compositions les ferveurs issues de la musique de Dieu. Alors que la voix de Lea GILMORE se joue avec habileté des fièvres sensuelles du Blues et des élans spirituels du Gospel, "I’ Don’t Know Where You Are" semble montrer que Dieu et le Diable ont pactisé le temps d’un album pour nous faire de toute façon succomber aux charmes de leur représentante. Malheureusement indisponible en France, vous pouvez tout de même vous procurer cet album en passant par le site officiel de Lea GILMORE, où dans la rubrique "Recordings", un lien vous dirigera vers un site allemand qui propose effectivement "I’ Don’t Know Where You Are" à son catalogue.
(lien commercial ci-dessous)
Extraits de 11 titres de l'album "I Don't Know Where You Are", ci-dessous. |
Si ses racines sont sudistes, c’est une éducation musicale classique, entamée dès l’âge de 11 ans - au piano, à la flûte et au xylophone - puis primée par le Conservatoire Peabody, qui lui fournit son premier terrain d’expression. Plus encore que jouer du Chopin, ce qui l’attire, c’est de chanter. Ce qu’elle va apprendre à faire seule, après avoir été initiée par la Sœur Helen Daugherty qui dirige avec enthousiasme les chœurs de l’école catholique qu’elle fréquente. Diplômée en science politique de la Morgan State University, où elle entretient sa voix sous la direction du Dr Nathan Carter, elle s’engage sur le terrain de l’action sociale militante, écrivant de nombreux articles sur les droits de l’homme et les relations entre les races, thèmes dont elle va devenir une ardente avocate dans son pays, mais aussi en Europe et en Afrique. | © Lea GILMORE par JC LEGROS pour Abc Blues & Soul. |
| Maître de conférence reconnu elle deviendra, un peu plus tard, vice-présidente de l’“American Civil Liberties Union” (ACLU). En parallèle, elle étudie l’histoire des musiques afro américaines et commence à s’investir en leur faveur à travers des écrits et des conférences. Si elle chante alors, c’est le plus souvent dans un cadre pédagogique, en soutien de ses interventions. |
Mariée à 18 ans et bientôt maman, elle reste très active, monte sur les planches pour jouer des rôles, musicaux ou dramatiques, d’abord au théâtre et en vedette comme dans "Ain't Misbehavin' ", "Dream Girls" et "Purlie", puis par la suite comme soliste du Common Group Gospel Choir et finalement aussi comme chanteuse avec des influences revendiquées : Ma Rainey, Bessie Smith et Dinah Washington. | C’est en 2000, alors qu’elle fait des recherches en vue d’un projet de site sur Internet, qu’elle fait la connaissance du belge Marc Borms qui partage la même passion du gospel et s’avère, comme elle, un fervent admirateur du Mississippi Mass Choir et de James Cleveland. Il l’invite, à l’occasion d‘un voyage en Europe, à venir chanter dans la petite église de AALST. Un promoteur, présent à cette occasion, suggère à Lea de venir se produire régulièrement en Europe. | Marc BORMS |
La carrière artistique de Lea Gilmore va s’en trouver transformée. Bientôt sa réputation de chanteuse s’étend et sa vie bascule. le Mississippi Mass Choir | Des salles de conférences vers celles de spectacles, mais aussi, en partie, du nouveau vers le vieux continent, du Maryland où elle continue de résider avec son mari David et leurs deux fils, Jonathan et Gabriel, vers l’Europe où un public est alors en train de se constituer autour d’elle. |
C’est logiquement en Belgique, au cours de l’été 2001, que Lea enregistre un album de gospel : "Gospels for Damien – Let Your Light Shine". Un témoignage de son engagement puisque les fonds récoltés vont à la Fondation Damien qui lutte contre la lèpre et la tuberculose. En 2002, elle se rend à Kinshasa, où elle donne un concert en soutien aux projets locaux de la fondation. Sa volonté de mettre en valeur le patrimoine de la musique afro américaine ne faiblit pas pour autant et, en 2003, elle obtient le prix Keeping The Blues Alive on the Internet décerné par la Blues Foundation pour son site "It’s A Girl Thang ! Women and the Blues dédié aux chanteuses de blues. | |
Sa propre carrière se dessine. Entre les chorales gospel et son trio blues, "Sangmele", qu’elle a constitué avec Henry Reiff (basse) et Walt Michael (guitare). le groupe "Sangmele" & Lea GILMORE | C’est en 2004 que Lea Gimore enregistre son premier album de blues "I Don't Know Where You Are". Elle revient l’année suivante en Europe, pour un second album caritatif en faveur de la Fondation Damien, "Somehow I made It", qui la présente accompagnée des Effata Gospel Singers. |
En 2007 l’Ambassade de France et le Département d’Etat américain lui confient une tournée de conférences concerts dans l’hexagone consacrée à ses thèmes de prédilection, l’histoire de la musique afro américaine, le dialogue entre les races et les droits de l’homme. | |
Toujours aussi active, elle participe à la rédaction de L’Encyclopédie Rutledge du Blues, tout en préparant un nouvel album, attendu sous le titre "Simplicity", et qui doit, une nouvelle fois, rassembler blues, gospels et spirituals dans l’indéfectible esprit de concorde qui anime cette enthousiaste porte parole des grandes causes de son temps. Décembre 2009 En prévision de la prochaine saison organisée par Mr. Pierre LE GOFF, Président du Festival AuZon le Blues. JC LEGROS & NPO voir la programmation juin 2010: cliquez ici. | |
© texte JC LEGROS pour Abc Blues & Soul. Décembre 2009
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Album conseillé: "I Don't Know Where You Are" Publié en 2003 (13 titres) | lien vers le site officiel de Lea GILMORE Extraits de 11 titres de l'album "I Don't Know Where You Are", ci-dessous. | DVD Aucun article disponible. |
Les pochettes des albums de Lea GILMORE. |

| Extraits | I Don't Know Where You Are (11/13) | 1. | Evil Gal Blues | | 2. | Fever | | 3. | See See Rider | | 4. | I Don't Know Where You are | Non disponible | 5. | Trouble in Mind | | 6. | Rock Me Baby | | 7. | Drink Muddy Water | | 8. | Hallelujia I Just Love HIM So | | 9. | Nobodys Fault but Mine | | 10. | Since I Fell for You | Non disponible | 11. | Woman Be Wise | | 12. | You are My Sunshine | | 13. | Drown in My Own Tears | |
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| | Ecouter l'album "I Don't Know Where You Are" |
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1. Evil Gal Blues | | 2. Fever | | 3. See See Rider | | 5. Trouble in Mind | | 6. Rock Me Baby | | 7. Drink Muddy Water | | 8. Hallelujia I Just Love HIM So | | 9. Nobodys Fault but Mine | | 11. Woman Be Wise | | 12. You are My Sunshine | | 13. Drown in My Own Tears | | | |
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