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Lou JOHNSON, né le 11 février 1941 à Brooklyn, New York.

Avant d'écouter des extraits, penser à interrompre la lecture automatique.

Extraits

Rock Me Baby

Magic Potion

Unsatisfied

Walk on By

A Time to Love, a Time to Cry

Plus bas dans la page, écoutez d'autres extraits et découvrez le détail des albums conseillés.

En quelques lignes...

Albums Conseillés

Parce qu’il aimait Ray Charles par-dessus tout, Lou Johnson a très tôt franchi le Rubicon, quittant les versets inspirés par l’Esprit pour plonger dans le grand bain de la course au trésor.

Il a touché du doigt quelques perles, lorsqu’un certain Burt Bacharach s’est fait la main en exploitant sa voix.

Mais tandis que lui préparait le terrain, d’autres ont tiré chaque fois les marrons du feu. Pourtant certains esthètes le placent sans hésiter devant James Carr, Otis Redding, voire même le grand Bobby Bland.

Burt Bacharach

Pianiste talentueux, Lou Johnson est un chanteur magnifique, un mélange dynamique de délicatesse, de vulnérabilité et de puissance. La force de Lou Johnson, c’est sa capacité de changement de régime. Une puissance d’accélération impressionnante, à l’instar de ces sportives italiennes rugissant dans la seconde quand elles semblaient ronronner à peine et qu’il fallait tendre l’oreille et même toucher le capot pour s’assurer que de rutilants cylindres frémissaient bien dessous.

Reach Out For Me

Mais voilà, si Lou Johnson possède une voix sidérante, l’homme – fort agréable au demeurant - ne retient pas la lumière. Il livre la meilleure version d’une des plus belles chansons de tous les temps, tous genres confondus - "Reach Out For Me" - mais ne peut la hisser qu’à la marge des hit parades, quand il suffit à d’autres – qui ont le truc pour ça – de roucouler la chose pour inscrire à jamais leur nom sur des néons multicolores.

Tout ça quand il n’est pas simplement victime des erreurs de tirs des compagnies qui l’emploient et semblent s’être ingéniées à viser à côté de leur cible. Dionne Warwick lui doit beaucoup. Elle qui, à plusieurs reprises – et pas les moindres - n’a mesuré le génie des trouvailles que Bacharach concoctait pour elle qu’après que Johnson les ait d’abord chantées.

Il faut dire à la décharge de la belle que Burt, superbe pianiste par ailleurs, chantait si mal qu’il était parfois difficile d’imaginer ce que ses créations pouvaient donner. Mais ce n’est pas le moindre talent de Johnson que d’avoir su leur donner une âme. Bacharach en était conscient, qui appréciait le chanteur et savait, au fond de lui, que ni Dionne ni personne n’insufflait à ses « I just know that I would…uh… die » l’intensité à vous nouer la gorge d’un Lou Johnson.

Dionne Warwick

Cet enfant de Brooklyn – il est né au Bedford Stuyvesant Kings County Hospital – a tout de suite été plongé dans la musique. Ses parents et son frère ainé chantent et jouent déjà du piano. Lui comme le troisième frère, adopté, prennent aussitôt le pli. Tout le monde fait du gospel et pratique à l’église.

Lou a dix sept ans lorsqu’il participe à son premier groupe, les Zionettes. Bientôt ils rencontrent Richard L. Simpson, le propriétaire d’un petit label de musique sanctifiée, Simpson Records, qui leur fait enregistrer deux titres, "Talkin’ About The Man" et "He’s Walking With Me".

Shirley Caesar

Un essai sans lendemain, mais Simpson a repéré les qualités de Lou comme organiste et s’arrange pour le faire travailler régulièrement. C’est comme ça que le gamin participe au "Walk Around Heaven All Day" de Shirley Caesar et qu’on l’entend avec le Utterbach Concert Ensemble Choir ou derrière quelque Blind Boys locaux.

Soul Sisters

Johnson participe également à un trio vocal, les Coanjos, avec les futures Soul Sisters, Ann Gissendanner et Tresia Cleveland. Numéro gospel venu de Pittsburgh (Pennsylvanie), le groupe amorce un virage sans équivoque avec "Dance The Boomerang" et "Speaking Of Love" sur un autre petit label new yorkais, FTP, une filiale de Dapt Records qui édite ce ballon d’essai pop.

Mais en cette fin des années 50, gospel et musique commerciale sont totalement incompatibles. Un artiste doit choisir son camp en sachant que, d’un certain côté, toute idée de retour sera ensuite impossible. Simpson, qui est devenu entretemps le manager de Lou Johnson, sent que son jeune poulain hésite et le presse de se décider sur la voie qu’il veut suivre. « Est-ce que cela paye ? » lui demande Lou. Et l’autre de répondre : « En général, oui ».

Le premier contrat est signé pour six mois. Simpson présente son protégé à une grosse compagnie new yorkaise, Hill & Range, en vue de travailler avec leur label Big Top. C’est David Mook qui l’auditionne : « Ce gamin a du talent. Le seul problème c’est qu’un Ray Charles, il y en a déjà un ! ».

Il faut dire que Lou Johnson admire le créateur de "I Got A Woman" au point de s’en être approprié une part non négligeable. Simpson a conscience qu’un traitement radical s’impose.

Le travail commence dans un petit club de Long Island, le Bowman’s Showplace. Quatre nuits par semaines. Pendant six mois.

Du rock’n’roll, du rhythm & blues, du jazz – ambiance Jimmy Smith – mais aussi de la variété, "Stardust", "Misty", "Pennies From Heaven". Johnson fait se classes et passe ses soirées à déchiffrer les recueils de partition de la femme de Simpson pour répéter sur l’orgue de leur domicile les morceaux qu’il promet de jouer aux habitués qui lui réclament. Lou est déjà trop gentil.

Extrait:

Thank You Anyway (Mr D.J.)

La seconde tentative a lieu en 1962 dans un bureau de Hill & Range. Cette fois Lou Johnson obtient un contrat. On lui affecte une équipe de compositeurs débutante mais prometteuse - Bill Giant, Bernie Baum et Florence Kaye - pour un premier titre : "Thank You Anyway (Mr D.J.)".

Entre 1962 et 1967, Johnson va enregistrer dix neuf titres sur à peu près tous les labels que la compagnie crée, pour des raisons essentiellement fiscales (Big Top, Hill Top, Big Hill). Aucun ne connaîtra la véritable consécration, en tous cas sous son nom, mais beaucoup deviendront, dans les années 80 et de l’autre côté de l’Atlantique, des classiques Northern Soul.

Je vous conseille de découvrir toute l’étendue et la beauté des capacités vocales de Lou JOHNSON, au travers de l’album "Incomparable Soul Vocalist" paru sous le label Kent en 2010. Regroupant 25 titres enregistrés pour le label Big Top durant les années 60, cet album offre un réel aperçu de l’incroyable dynamique et délicatesse qui émanent de la voix superbe de Lou JOHNSON. Mélange de vulnérabilité et de puissance, l’atmosphère qui se dégage de ses interprétations donne à sa Soul une autre dimension. Du premier titre qu’il enregistra en 1962, en collaboration avec les compositeurs Bill GIANT, Bernie BAUM et Florence KAYE, "Thank You Anyway", au titre "Little Girl" que lui composa Allen TOUSSAINT, en passant par les nombreux titres que la paire Burt BACHARACH-Hal DAVID lui écrivit, cette compilation contient l’ensemble des morceaux essentiels que Lou JOHNSON interpréta durant cette période. Sont notamment présents les hits "Reach Out for Me", "(Theres) Always Something There to Remind Me", "The Last One to Be Loved" et "Kentucky Bluebird (Send a Message to Martha". La ballade déchirante "Please Stop the Wedding" fait aussi partie de cette série, pour nous rappeler toute l’émotion et l’intensité que savait véhiculer Lou JOHNSON au travers de ses chansons.

Si votre budget vous permet une dépense supplémentaire, je vous suggère de prolonger votre rencontre artistique avec l’œuvre de Lou JOHNSON, grâce à l’album "Sweet Southern Soul" édité en 1969 sous la sous marque d’Atlantic, Cotillion. Avec les 11 titres qu’il contient, cet album balaie l’ensemble des tonalités de son répertoire, du bouillonnant "Rock Me Baby" qui ouvre les hostilités, à sa relecture du titre  "Gypsy Woman" de Curtis MAYFIELD, en passant par ses reprises de compositions signées Don COVAY ("
It's in the Wind" et "I Can't Change"), Eddie HINTON ("People in Love") ou encore Georgia Tom DORSEY ("Please Stay"
). Produit par le tandem Jerry WEXLER-Tom DOWD, cet album est aussi l’occasion d’écouter une nouvelle fois la formidable musicalité de l’équipe de Muscle Shoals qui sévissait à cette époque et qui accompagne pour l’occasion Lou JOHNSON.

(lien commercial
ci-dessous)

Extraits de la totalité des titres de "Incomparable Soul Vocalist", ci-dessous.

Chez Big Top, un autre compositeur fait ses premières armes. Burt Bacharach a commencé de travailler avec le label comme chanteur du groupe Burt & the Backbeats.

Désormais compositeur à son compte, il débute tout juste dans son nouveau job, associé à Hal David, quand Hill & Range propose comme premier galop d’essai d’écrire pour Lou Johnson.

Burt Bacharach & Hal David

If I Never Get To Love You

(extrait)

Une collaboration qui commence aux Bell Sound Studios installés dans l’American Hotel situé dans la 54ème Rue. Le premier 45 tours propose un titre, "If I Never Get To Love You" étonnamment précurseur – on est en 1962 - par la veine soul de la voix. Dès l’année suivante, c’est "Reach Out Of Me". Une pure merveille.

Reach Out Of Me

Le succès de "Reach Out Of Me" aurait du être d’une autre envergure. Le titre entre dans le Cash Box le 12 octobre 1963 et atteint la 15ème place un mois plus tard (Billboard n’a pas encore de classement R&B à cette époque et le titre y pointe à la 74ème place pop). Il serait monté beaucoup plus haut si Hill & Range ne s’était pas trouvé au même moment à traficoter dans ses labels au détriment de Big Top sur lequel le titre venait d’être édité.

Mais en attendant, le chanteur voit sa vie bouleversée par cette entrée dans la cour des grands. Pour des raisons d’image, il doit quitter la maison familiale : « Tu ne peux plus rester là avec un disque au hit parade ! ». Le voilà installé à l’American Hotel, relooké, envoyé chez le coiffeur et la manucure.

Le disque suivant est le fruit de l’équipe Giant-Baum-Kaye sur "It Ain’t No Use", et d’une collaboration entre Lou Johnson et Tony Bruno intitulée "This Night". Mais c’est encore du côté de Bacharach que viennent deux nouveaux petits bijoux : "(There’s) Always Something There To Remind Me" et "Kentucky Bluebird (Send A Message To Martha)". Le premier établit le meilleur classement jamais atteint par Lou Johnson avec une 49ème place du Billboard en août 1964. Les ventes suivent et les deux morceaux vont même faire un tabac en Angleterre. Mais pas dans leurs versions originales. Dès le mois suivant – et malgré le déplacement de Burt Bacharach en personne pour présenter Lou lors de son passage au Top of The Pops - Sandy Shaw place sa reprise du premier tout en haut des charts tandis qu’Adam Faith hissera bientôt sa version du second dans le Top 20. Johnson apparait malgré tout pendant deux semaines dans le classement britannique, mais loin derrière.

It Ain’t No Use

This Night

(There’s) Always Something There To Remind Me

Kentucky Bluebird (Send A Message To Martha)

Fort de ces succès, Burt Bacharach se montre plus gourmand lorsqu’il s’agit de prolonger sa collaboration avec Hill & Range. Trop gourmand même. La compagnie est avant tout une maison d’édition. Elle n’est pas prête à trop s’investir dans la diffusion de disques. Du coup Bacharach va pouvoir désormais se concentrer sur Dionne Warwick.

Lou Johnson perd gros dans l’affaire. Il s’entendait bien avec le jeune compositeur prodige. Burt reparti avec ses titres, c’est Warwick qui va les enregistrer à son tour. Beau joueur, Lou Johnson affirmera que de toute façon c’était pour elle que Bacharach les avaient écrites à l’origine et que c’est par défaut qu’il les lui avait d’abord confiées.

A Time To Love, A Time To Cry

Unsatisfied

En 1966, Lou Johnson connaît son ultime, mais toujours relatif, succès. Cette fois avec son autre équipe de compositeurs qui a proposé une adaptation chantée du hit de Sidney Bechet "Petite Fleur". Intitulé "A Time To Love, A Time To Cry", le titre se classe 16ème au Cash Box. La face B, "Unsatisfied" ira, mais bien plus tard, rejoindre les standards de la Northern soul.

Cette fois encore Lou Johnson vient faire une tournée de promotion en Angleterre. Il ratisse les clubs soul et fait une apparition télé remarquée dans Ready, Steady, Go ! . Mais le problème avec "A Time To Love, A Time To Cry", c’est qu’il va passer totalement à côté des fans de soul. Le titre est trop marqué jazz traditionnel. La même erreur est répétée avec le recyclage du standard "Anytime" qui s’échoue sans même laisser de trace.

Anytime

Walk On By

Little Girl

The Panic Is On

Love Build A Pence

Coup dur pour Johnson et coup de grâce pour Big Top qui, prévoyant un album sous ce même titre, en avait pressé quelques copies qui n’auront pas le temps d’être diffusées pour cause de mise en sommeil du label. Une ultime tentative, pour laquelle Johnson est envoyé à La Nouvelle Orléans, confie le chanteur à Allen Toussaint qui produit sa version du "Walk On By" que Dionne Warwick a rendu célèbre deux ans plus tôt. Choix une nouvelle fois étonnant qui, couplé avec "Little Girl", se solde sans surprise par un nouveau flop. Cette fois Hill & Range baisse les bras, laissant même de côté plusieurs excellentes chansons de Johnson enregistrées pendant leur collaboration ("The Panic Is On", "Love Build A Pence", …).

Allen Toussaint

La mauvaise passe de Lou Johnson se confirme. Depuis la tournée anglaise, rien ne va plus entre lui et son manager. Pendant celle-ci, le père de Johnson étant annoncé mourant, Lou doit rentrer en urgence. Une sombre histoire de billet pris par Simpson sur un trajet qui s’avèrera interminable parce que visiblement sous payé lui met la puce à l’oreille. Persuadé qu’il se fait rouler depuis le début et très remonté, Lou décide de tout plaquer. Il part s’exiler au Texas où il s’engage au Green Parrot, une salle de spectacle restaurant de Dallas. Il va y rester huit ans.

Johnson va tenir les claviers du Joe Louis Trio, un groupe de jazz – avec le batteur Billy Mashburn et le trompettiste James Spalding - qui se produit dans les night clubs et dont le nom fait suite à un fameux duel remporté contre le Révérend Maceo Woods dans un de ces tournois d’organistes gospel organisés à Cleveland.

Jerry Wexler

En 1968, Lou Johnson réapparait chez Cotillion, label d’Atlantic Records que Johnny Bienstock – celui là même qui l’avait auditionné lors de son deuxième test chez Big Top – vient de rejoindre.

Conseillé par ce dernier, c’est Jerry Wexler qui le prend sous sa coupe. Cela donne l’album "Sweet Southern Soul" (Water Music, 1969), occasion pour Johnson de découvrir l’équipe de Muscle Shoals, cette bande de blancs qui sortent un son soul incroyable de leur Fame Studio. Mais le disque - surtout des reprises - manque de consistance et connaît une diffusion confidentielle.

Il faudra attendre près de quarante ans avant d’en entendre une réédition officielle (US Water, 2004).

Coupé de toutes ses relations, Johnson retombe vite dans l’anonymat. Il travaille, plus ou moins régulièrement, dans les studios du coin où on apprécie l’instrumentiste mais où pas grand monde ne connaît son passé de chanteur. Résultat : à la fin des années 60, la carrière de Johnson semble définitivement terminée, d’autant que le voilà englué dans des addictions personnelles qui ternissent sa réputation. Son retour à New York au début des années 70 va lui permettre de se ressaisir.

Donny Hathaway

Un coup de pouce de la chance aussi – pour une fois. C’est en allant frapper à la porte de CBS qu’il croise Allen Toussaint. Ce dernier a entendu parler des difficultés traversées par Johnson au cours des dernières années mais lui propose de descendre à New Orleans où il pense pouvoir l’aider. Ce sera "With You In Mind", second album initialement prévu pour Atlantic, mais finalement publié mollement par Volt auquel il a été revendu au dernier moment car, nouveau coup de malchance, la major porte désormais toute son attention sur Donny Hathaway. L’album est une vraie réussite artistique, mais tombe une nouvelle fois à côté des courants du moment.

With You In Mind

pochette: recto/verso

Ce sera son dernier enregistrement sous son nom. Lou Johnson va continuer de travailler dans le milieu. Il quitte le Texas en 1975, s’installe pendant cinq ans à Portland (Oregon).

Ink Spots: James Taylor, Gale Terry Gavenport, Lou Johnson & Robbie Robinson

Une opportunité se présente en 1981. Un des membres du trio dans lequel il tient le clavier et la basse, les Rhythm Masters, est appelé à l’aide par le leader des vénérables Ink Spots, en froid avec son groupe et qui a besoin de musiciens pour honorer ses engagements.

Il propose d’amener avec lui ce pianiste qui chante aussi, bien qu’il fasse un peu trop jeune pour passer pour un Ink Spots ! C’est comme ça que Lou Johnson se retrouve à Orange County où le groupe sévit depuis quarante ans.

A l’occasion d’un concert partagé avec les Drifters à Baskerfield, Lou Johnson retrouve un ami d’enfance qui joue alors pour ces derniers. Lesquels cherchent justement un baryton. Lou passe d’une institution à une autre. Mais l’aventure ne dure qu’un temps, Johnson se lassant vite de devoir compenser les défaillances d’une équipe un peu trop portée sur la bouteille.

Lou Johnson rejoint un temps Little Caesar & the Romans. Il restera proche de son leader, David Johnson, lui donnant un coup de main chaque fois qu’il aura besoin de lui.

Ink Spots

Toujours prêt à rendre service, il retrouvera aussi quelques mois les Ink Spots dont le leader approche les 90 ans et a besoin d’un homme de confiance – et d’un conducteur.

A la mort de ce dernier, six mois plus tard, Lou décide de rester avec le groupe.

Little Cesar and the Romans: Carl Burnett, David Caesar Johnson, Johnny O'Simmons, Early Harris & Leroy Sanders

En 1999, tout aurait peut-être pu changer pour Lou. Ady Croasdell, le propriétaire du « 100 Club » londonien, promoteur des légendaires « Soul Nights » et patron du mythique label Kent, veut le faire venir en Angleterre. Mais le projet échoue pour d’obscures raisons.

le 100 Oxford Street

Here I Go Again

Open The Door

Depuis, Lou Johnson continue de louer ses services du côté de la Californie. Il est devenu un musicien freelance que l’on voit apparaître ici où là, dans les crédits. Comme en 2000 sur le disque du Frankie Lee’s Blues Express, "Here I Go Again", sur lequel il joue du piano et chante en duo avec Lee sur une reprise de "Open The Door" d’Otis Redding. Quand il se produit seul, c’est avec son synthétiseur, histoire de reconstituer au mieux un vrai fond d’orchestre pour y poser sa voix d’entertainer. Lou Johnson tourne désormais loin des grandes scènes. Des endroits qu’il n’a d’ailleurs pas fréquentés assez longtemps pour en avoir la nostalgie. Pendant ce temps là sa cote continue de grimper tranquillement chez les collectionneurs.

© texte JC LEGROS pour Abc Blues & Soul. Août 2010


Album conseillé:
"Incomparable Soul Vocalist"
Titres enregistrés entre 1963 et ?
Publié en 2010, sous le label Kent UK (25 titres)
ou
Album conseillé:
"Sweet Southern Soul"
Publié en 1969, sous le label Water Music Records (11 titres)

Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien.

Extraits de la totalité des titres de "Incomparable Soul Vocalist", ci-dessous.

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Extraits

Incomparable Soul Vocalist (25/25)

Tout écouter:

1. Reach Out for Me

2. The Last One to Be Loved

3. Please, Stop the Wedding

4. The Panic Is On

5. No Other Guy

6. Unsatisfied

7. Magic Potion

8. Park Avenue

9. (There's) Always Something There to Remind Me

10. If I Never Get to Love You

11. It Ain't No Use

12. Walk on By

13. A Time to Love, a Time to Cry

14. Kentucky Bluebird (Send a Message to Martha)

15. Thank You Anyway (Mr. D.J.)

16. What Am I Crying For

17. Wouldn't That Be Something

18. You Better Let Him Go

19. Who Is It Now

20. Just Be a Woman

21. Any Time

22. This Night

23. Little Girl

24. Love Build a Fence

25. Unsatisfied

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