À la fin des années 1950, la volonté de proposer au public blanc des artistes noirs originaux conduit plusieurs labels à rechercher des versions commercialisables de la musique noire. Les deux labels les plus influents sont alors Stax (près de Memphis) et la Tamla Motown à Detroit. On les oppose souvent et l’on parle alors de southern soul (Stax) plus proche des racines et de northern soul, plus dansante et plus influencée par la pop.
Mais la Northern Soul est aussi utilsée pour désigner un mouvement né dans le nord de l’Angleterre, d’où son nom de baptême, tire en fait ses racines de la Soul music.
En effet, a la fin des années 1960, après des années de gloire, la furie Tamla et Motown commence à décliner et de nouveaux styles musicaux émergent alors ( funk, sweet soul, ...), principalement sur la scène Londonienne.
Mais les Soul fans et les clubs du nord de l’Angleterre persistent à vouloir n’écouter que du son des années 1960 traditionnel plus proche du « Motown sound » des origines que des productions d’alors.
Les djs se tournent alors vers des titres différents mais avec ce « beat » insistant et particulier qui caractérise la Northern Soul. C'est ainsi qu'ils commencent à découvrir de plus en plus de « nouveaux » morceaux répondant à ces caractéristiques et qu'ils deviennent les véritables stars de cette scène musicale naissante.
En réalité, le terme « nouveaux » était anachronique car il s’agissait souvent de morceaux sortis aux Etats-Unis quelques années auparavant et ayant fait un bide commercial (souvent faute de promotion plus que par manque de qualité).
Il ne manquait plus qu’un nom à cette tendance musicale qu'en 1970, Dave Godin, journaliste musical plus qu’influent baptisa « Northern Soul ». | Albums conseillés Treasure of Northern Soul King Northern Soul (24 titres) Mojo Chess Northern Soul (20 titres) Twisted Wheel: The Northern Soul Story, Vol. 1 (25 titres) Twisted Wheel: vol.2, 3 et 4 également disponibles |