Dédicace spéciale à Sylvie C. Surnommé « Al », Allen Lamar WILSON est né le 19 juin 1939 à Meridian, Mississippi. Dès son plus jeune âge, peu intéressé par l’instruction qu’il reçoit, Al WILSON préfère jouer dans des pièces de théâtre et chanter dans des spectacles, remportant ainsi le premier prix d’un concours d’art local. A l’âge de 12 ans, il dirige déjà son propre quartet de Gospel, chante dans la chorale de l’église et reprend dans ses tours de chant, des hits de Country & Western. Alors qu’il poursuit tout de même ses études, sa famille déménage à San Bernardino, en Californie, où Al WILSON exerce différents petits boulots, comme transporteur, concierge et employé de bureau. Il apprend à cette époque à jouer de la batterie et après avoir terminé sa scolarisation, il part en tournée durant quatre ans avec le groupe Johnny Harris and the Statesmen. Puis Al WILSON effectue son service militaire dans la Navy où il chante dans un chœur militaire et développe parallèlement ses talents de comédien, en mettant au point un spectacle de stand-up qui lui servira de repli s’il ne parvint pas à devenir chanteur professionnel. Après deux ans passés dans l’armée, Al WILSON s’installe à Los Angeles où il se produit dans les clubs locaux, avant de prendre part à différents groupes de Rhythm’n Blues, commme les Jewels, les Rollers et les Souls, une formation instrumentale. | En 1966, le manager Marc GORDON, qui l’a remarqué lors d’une audition a-capella pour Johnny RIVERS, prend en charge sa carrière et lui fait signer un contrat avec le label Soul-City. Marc GORDON produit alors le premier single d’Al WILSON, "The Snake", titre qui prend la 27ème place des charts US en 1968 et devient l’un des hits majeurs du circuit de la Northern Soul. Quelques années plus tard, en 1975, ce même titre offrira à Al WILSON l’unique occasion d’inscrire son nom dans les charts anglais, à la 41ème place. | "The Snake" |
"Poor Side of Town" | Puis il grave un deuxième titre, "Do What You Gotta Do", avant d’enregistrer son premier album, "Searching for the Dolphins" qui n’obtient pas le succès escompté. En 1969, Al WILSON enregistre alors deux reprises, "Lodi" du groupe Creedence Clearwater Revival qui obtient une 67ème place dans les charts US, puis "Poor Side of Town" un titre de Johnny RIVERS, qui se classe quant à lui à la 75ème place. |
Il faut attendre 1973, pour que Al WILSON obtienne enfin son véritable premier succès, avec l’album "Show and Tell" produit par Jerry FULLER et dont les retombées commerciales lui offrent son premier disque de platine. Cet album qui s’inscrit dans la lignée des œuvres d’artistes comme Johnny BRISTOL ou O.C. SMITH, dévoile enfin toutes les qualités artistiques d’Al WILSON. Avec sa voix qui allie les tonalités des crooners à celles des chanteurs de charme, il interprète sur cet album une Soul sensuelle aux arrangements précieux et subtils, qui lui permet enfin d’obtenir la reconnaissance et la notoriété qu’il mérite. En 1974, Al WILSON enregistre l’album "The La La Peace Song", puis après avoir rejoint le label Playboy Records, il grave "I’ve Got a Feeling We’ll Be Seeing Each Other Again" en 1976 qui prend la 3ème place des charts R&B. Pour des raisons inexpliquées, Al WILSON décide alors de quitter Playboy Records. Mais ne parvenant pas à obtenir la résiliation de son contrat, il lui faut attendre que le label ferme ses portes deux ans plus tard pour être libéré de ses obligations. Al WILSON enregistre alors ce qui deviendra son dernier hit, "Count The Days", avant de passer les années 80 et 90 à se produire uniquement sur la scène des clubs et bars locaux. En 2001, après avoir réenregistré ses grands classiques sur l’album "Spice of Life", Al WILSON voit la majeure partie de ses bandes originales détruites dans un incendie qui se déclare dans le garage de sa maison, qu’il avait transformée en studio d’enregistrement. Un an plus tard, en 2008 Al WILSON décède à Fontana, en Californie, des suites d’une opération pour une insuffisance rénale, à l’âge de 68 ans. Mélange subtil des tonalités issues des styles crooners et lovers, le répertoire d’Al WILSON nous lègue un héritage musical constitué de chansons intemporelles, pour nous rappeler que la Soul sensuelle et précieuse peut aussi mériter toute notre attention. © texte NPO pour Abc Blues & Soul. Octobre 2009 | Je vous conseille de découvrir la Soul sensuelle et précieuse d’Al WILSON au travers des albums "Show & Tell: The Best of Al Wilson" et/ou "Best of Al Wilson" parus respectivement en 2000 et 2003, sous les labels Fuel 2000 et Import. Regroupant 18 et 20 titres, ces deux albums diffèrent uniquement par l’ajout des chansons "Batchelor Man" et "Longer We Stay Together", sur le "Best of Al Wilson". Chacun de ces deux opus d’Al WILSON contient donc l’ensemble de ses titres majeurs et intemporels qui marquèrent l’histoire de la Soul à partir de 1967. Si votre budget vous permet une dépense plus importante, je vous suggère de poursuivre votre rencontre artistique avec l'album "Searching for Dolphins: The Complete Soul City Recordings and More 1967-1971", paru en 2008 sous le label Ace. Regroupant l’intégralité des titres enregistrés sous le label Soul City par Al WILSON entre 1967 et 1971, cet album rassemble les chansons qui composèrent son premier album "Searching for Dolphins" paru en 1968, complété de 11 autres titres. Vous y trouverez par exemple, la reprise du titre "Lodi" de Creedence Clearwater Revival ou encore son premier hit majeur "The Snake". Soit un total de 22 titres pour survoler totalement l'une des périodes essentielles de l’œuvre discographique d’Al WILSON.
(lien commercial ci-dessous) Extraits de la totalité des titres de "Show & Tell: The Best of Al Wilson" et "Best Of", ci-dessous. Soit 20 titres différents. |