 Albums Conseillés | Je vous conseille, pour cet artiste incontournable, car co-fondateur de la soul, l’album "Ultimate Hits Collection" paru chez Rhino en 1999. Il vous permet pour un budget raisonnable (moins de 18€) de découvrir 36 titres enregistrés entre 1953 et 1989. Bien sûr, il existe aussi un coffret dont je me dois de vous parler, "Genius & Soul : The 50th Anniversary Collection", qui regroupe 102 titres de la période 1949-1993 sur 4 cd. Mais là, votre budget doit être plus conséquent, car il vous en coûtera environ 48€. Mais pour espérer appréhender le génie d’un homme !
Quelque soit votre choix, je vous conseille de le compléter d’un album live, "Live At Newport" (moins de 6€), pour comprendre ce que représentait cet instant magique, lorsque Ray CHARLES se produisait sur scène. | Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien. Extraits du "Live at Newport" ci-dessous. Extraits de la totalité des titres de "Ultimate Hits Collection en bas de la Page Principale. | Album conseillé : "Ultimate Hits Collection" Titres enregistrés entre le 17 Mars 1953 et 1989 Publiés en 1999 sous le Label Rhino (36 Titres) ou Album conseillé : "Coffret 4 Cd: Genius & Soul / The 50th Anniversary Collection" Titres enregistrés entre Février 1949 et 1993 Publiés en 1997 sous le Label Rhino (102 Titres) et Album conseillé : "Ray CHARLES At Newport" Titres enregistrés le 05 Juillet 1958 Publiés en 1958 sous le Label Atlantic |
Extraits de la totalité des titres de "Ultimate Hits Collection en bas de la Page Principale. 
| Dans cette institution de San Augustine, Floride, il apprend l’orchestration, le piano, l’orgue, le saxophone, la clarinette et la trompette. Sa mère espère ainsi que le handicap de Ray ne le coupera pas de la vie active. Orphelin à quinze ans, il part pour Jacksonville, dans le nord de la Floride. Il débute professionnellement dans les orchestres d’Henry Washington et de Tiny York notamment. Après être passé par Tampa, on le retrouve à Seattle, où il rencontre Quincy Jones, devient arrangeur et prend le nom de Ray CHARLES pour éviter la confusion avec le boxeur Sugar Ray Robinson. A cette époque il forme avec le guitariste Gosady McGee et le bassiste Milt Garred, le Mc Son Trio. Il enregistre également ses deux premiers titres, "Confession Blues " et "I Love You, I love You". Nous sommes alors en 1948.
Mais durant cette période, Ray CHARLES entame alors une longue dépendance à l’héroïne.
En 1950, il est à Los Angeles, et joue avec le bluesman Lowell Fulson. Puis au Texas, il accompagnera T-Bone Walker.
Ray CHARLES signe en 1952 chez Atlantic. Il découvre alors peu à peu son propre style, en supprimant le caractère religieux du gospel pour en faire le rhythm’n’blues le plus cru et le plus envoûtant qui soit. Les quatre-vingt-deux titres enregistrés pour la compagnie Atlantic feront de lui le fondateur de la musique soul.
Après avoir été en 1953, à la Nouvelle Orléans, le pianiste et arrangeur de l’énorme succès de Guitar Slim, "Things That I Used To Do ", il forme son propre orchestre, qui tourne avec la chanteuse Ruth Brown.
Enfin, à Atlanta, en 1954 Ray CHARLES enregistre "I Got A Woman", qui sortira en 1955 et se vendra à 500.000 exemplaires. Son véritable premier succès coïncide avec les débuts du rock. Cette chanson, "I Got A Woman", est le parfait exemple du style Ray CHARLES, des paroles chaudes sur un rythme liturgique, qui permet à chaque noir d’entendre sa négritude s’exprimer enfin sans le voile pudique de l’église. Le scandale sera énorme - chanter le sexe sur de la musique sacré – le succès équivalent.
Après un triomphe au festival de Newport en 1958, il enregistre live en 1959, peut-être son titre le plus célèbre, "What’d I Say". Son style inspiré par les appels-réponses du gospel, confine au sublime et à l’hystérie pure. Ses deux meilleurs albums "Ray Charles At Newport" (1958) et "Ray Charles In Person" (1959) datent de cette époque, et sont tout les deux enregistrés sur scène, là où Ray CHARLES déchaîne sa voix chaude et râpeuse et son jeu de piano éblouissant. Il est accompagné par un orchestre exceptionnel (avec notamment Hank Crawford et David « Fathead » Newman) et de choristes, les Raelettes.
Au sommet de sa gloire, il quitte Atlantic pour signer chez ABC. On considère généralement que c’est le début de son déclin, ce qui est largement exagéré.
L’album qui sort cette année là, en 1960, "The Genius of Ray Charles" marque la fin d’une époque. Pour ses premiers fidèles, "M. Soul" cède aux chants des sirènes du Showbiz.
En 1962 Ray CHARLES cause une nouvelle révolution, et enregistre son premier disque de country, "Modern Sounds in a Country and Western Music", qui sera beaucoup critiqué par se fans de la première heure. Le titre "I Can’t Stop Loving You » sera un tube énorme, et l’album se vendra à plus de trois millions d’exemplaires l’année de sa sortie. Pour la première fois, un noir chante et renouvelle le genre le plus blanc du pays, avant même l’octroi des droits civiques.
L’influence de Ray CHARLES sur la nouvelle génération est alors à son comble, aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne, où il devient le modèle de tous les blancs qui chantent du rhythm’n’blues.
En 1964, son accoutumance à l’héroïne le conduira à une spectaculaire arrestation qui choquera le monde entier et le conduira à une première retraite.
Malgré un petit passage à vide, Ray Charles revient en force en 1966, avec "Let's Go Get Stoned". Après quelques chansons aux résultats encore honorables (dont ses reprises de "Yesterday" et "Eleonor Rigby" des Beatles), Ray Charles disparaît peu à peu des charts.
Au cours des années 1980, Ray Charles fait quelques apparitions sporadiques, à l'occasion d'évènements tels que le film "The Blues Brothers" ou la chanson "We Are The World" au bénéfice de USA For Africa. Mais malgré de nombreux changements de maison de disque, il n'obtient plus que de petits succès. Deux exceptions, son duo avec Dee Dee Bridgewater en 1988, "Precious Thing " (classé au Top 50) et son duo avec Chaka Khan en 1989, "I'll Be Good to You", qui le réconcilient brièvement avec les pop charts.
Parmi les très nombreuses récompenses et distinctions qu'il a reçues au cours de sa carrière, on compte douze Grammy Awards. Il a été l'un des premiers à entrer au Rock'n'Roll Hall of Fame en 1986. Il a été fait Chevalier des Arts et Lettres en 1986. Sans oublier bien sûr que la chanson "Georgia On My Mind" a été consacrée hymne officiel de l'État de Géorgie en 1979.
Il meurt dans sa 74ème année d'une maladie du foie le 10 juin 2004 dans sa maison de Beverly Hills. Il est enterré au cimetière d'Inglewood (Inglewood Park Cemetery), en Californie.
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