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Hound Dog TAYLOR, né Theodore Roosevelt TAYLOR, le 12 avril 1915 à Natchez, Mississippi. Décédé le 17 décembre 1975 à Chicago, Illinois.
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Extraits

Held My Baby Last Night She's Gone It Hurts Me Too

illustration J.C. LEGROS pour Abc Blues & Soul

Le 12 avril 1915, à Natchez (Mississippi), Robert et Della TAYLOR prénomment leur nouveau-né Théodore Roosevelt, ce qui d’ailleurs ne lui servira à rien. Ils découvrent aussi qu’il a six doigts à chaque main. Même devenu musicien, cela ne lui sera pas plus utile

Albums Conseillés

Je vous conseille pour découvrir l'univers musical de ce personnage savoureux de l'histoire du Blues, l'album "Deluxe Editon" de chez Alligator, qui regroupe 14 titres pour un prix vraiment sérré.

Mais si votre budget vous permet une dépense plus importante, les albums originaux "Hound Dog Taylor and the Houserockers" et "Natural Boogie", constituent l'investissement idéal pour aborder pleinement l'oeuvre de Hound Dog TAYLOR. Parus respectivement en 1971 et 1973, sous le label Alligator, ces deux albums regroupent un total de 23 titres incontournables du répertoire de TAYLOR. Vraiment essentiels pour percevoir toute la singularité des titres de cet artiste.

Enfin pour les passionnés,

l'indispensable
live, l'album "Beware of the Dog", parachèvera votre découverte artistique. Paru en 1975 chez Alligator, cet album regroupe 9 titres live enregistrés en 1974. Un vrai régal!

Pour écouter l'album ou l'acheter cliquer sur le lien.

Extraits de la totalité des titres de "Deluxe Edition", de "Hound Dog Taylor and the Houserockers", de "Natural Boogie" et de "Beware of the Dog", ci-dessous.

Album conseillé:
"Deluxe Edition"
Titres enregistrés entre 1971 et le 24 novembre 1974
Publié le 23 février 1999, sous le label Alligator (14 titres)
et/ou
Album conseillé:
"Hound Dog Taylor and the Houserockers"
Publié en 1971, sous le label Alligator
(12 titres)
et/ou
Album conseillé: "Natural Boogie"
Publié en 1973, sous le label Alligator
(11 titres)
et/ou
Album conseillé: "Beware of the Dog"
Titres enregistrés entre le 18 janvier 1974 et le 24 novembre 1974
Publié en 1975, sous le label Alligator
(9 titres "live")

Accès à la discographie

Son enfance est difficile. A 9 ans, son beau-père le met à la porte. Il est recueilli par sa grande sœur et grandit dans le Delta, autour de Tchule et de Greenwood. Adolescent, il travaille dans les champs comme journalier et à 20 ans se met sérieusement à la guitare après avoir tâté un peu du piano.

Encore débutant, mais déjà adepte du bottleneck, il croise Elmore JAMES, Robert J.LOCKWOOD et Sonny Boy WILLIAMSON II dans le programme King Biscuit de la radio KFFA à West Helena. Il vivote sans ambition, entre petits boulots et parties de juke-joint, lorsqu’un beau matin de 1942, une croix flambe dans son jardin. Il a approché une blanche de beaucoup trop près et c’est avec le Klan aux trousses qu’il fuit le Mississippi, direction Chicago.


Il commence par jouer pour quelques pièces, sur les trottoirs de Maxwell Sreet où débarque bientôt un certain Muddy WATERS. Avec le temps sa vie s’organise. Usines ou arrière-cuisines le jour, boîtes de blues la nuit. C’est au Stormy’s Club qu’il obtient son premier engagement. Il se marie en 1951, trouve un bon boulot dans une fabrique de téléviseurs, sans ralentir ses virées nocturnes, pendant que cinq enfants grandissent à la maison. Cela va durer quinze ans comme ça. Et çà aurait pu durer toujours. TAYLOR est un type simple qui n’en demande pas plus.

Mais en 1957, il perd son emploi. Stimulé par le succès d’Elmore JAMES, il décide de tenter sa chance. Au passage, il laisse tomber les sons clairs et l’accordage standard, sature son ampli et enfile un bottleneck en acier lourd.

Pitre, bagarreur, une bouteille de Canadian Club toujours à portée de main, intenable aux abords d’un jupon – d’où son surnom de "chien errant" - ce nouveau TAYLOR se fait vite une réputation. Son Blues se durcit et ses excès alcoolisés impressionnent, comme ce doigt de trop qu’il sectionne d’un coup de rasoir au bout d’une nuit fortement imbibée.


TAYLOR se produit souvent seul. Faut dire que le bonhomme n’est pas toujours facile et son jeu carrément imprévisible. Aucun bassiste ne peut s’y atteler. Du coup, une formule originale voit progressivement le jour, à partir de 1959, quand un autre guitariste, Brewer PHILLIPS, commence à esquisser des lignes de basse sur sa Telecaster en attendant que TAYLOR lui repasse la main lors de leurs interminables jams nocturnes.

En 1960, TAYLOR est testé sur un premier simple chez Bea & Baby ("Baby Is Coming Home" / "Take Five") mais les ventes ne dépassent pas Chicago. Même indifférence en 1962 pour Firma. En 1967, une escapade européenne avec l’American Folk Blues Festival, où il joue derrière Little WALTER et Koko TAYLOR, fournira un quatre titres. Mais rien de tout cela, pas plus qu’une ultime tentative chez Checker en 1969, ne permet au Dog de se faire connaître sous son vrai jour.


C’est à partir de 1963, quand Ted HARVEY – qui battait pour Elmore JAMES jusqu’à la mort de celui-ci – a remplacé Levi WARREN, que le jeu des Houserockers a vraiment décollé. Pour 45$ la nuit, tout compris, ces trois-là roulent à fond la caisse. A ce prix, les engagements pleuvent et le South Side jubile: les jeunes afro à la coule, les anciens du Sud profond et même les pointures - Jimmy REED, Magic Slim, Son SEALS, Carey BELL, Big Walter HORTON qui viennent régulièrement prendre un relais lors des marathons du trio.

Au fil des années, le boucan grimpe encore. Le niveau de distorsion atteint par les japonaises bas de gamme du Dog (Kawaï S180, Kingston, Teisco Surf) n’a plus de concurrent. Les HP défoncés de son ampli sorti du catalogue Sears & Roebuck éructent une bouillie métallique étincelante, arrachée à grand renfort de dérapages avec le tronçon de tabouret de cuisine qui lui sert de slide. Finies les années costume et gomina. Gesticulant sur sa chaise pliante, TAYLOR pilonne dorénavant sans préliminaire, s’exclaffe, balance des vannes à tout bout de champ et ses grandes jambes dans tous les sens.


On le retrouve dans tous les clubs du ghetto, avec ou sans ses deux acolytes. C’est dans la boîte d’Eddie SHAW, un ancien musicien d’Howlin’Wolf, qu’un étudiant blanc aventureux tombe sur lui un soir du printemps 1969. Le personnage l’impressionne malgré une mise en place branlante et des accompagnateurs de fortune.

Quelques mois plus tard, le jeune homme, qui s’appelle Bruce IGLAUER, revient à Chicago pour travailler avec Bob KOESTER, le patron de Delmark. Il croise régulièrement Taylor qui traîne dans les mêmes boîtes. Mais c’est en l’entendant avec les Houserockers, au Florence’s Lounge – où ils assurent les dimanches après-midi - qu’il le découvre vraiment dans son élément.


Le destin des deux hommes va en être bouleversé. Pour IGLAUER, c’est la révélation. Il n’a plus qu’une idée en tête : enregistrer ce phénomène. Mais Bob KOESTER est loin de partager l’enthousiasme de son nouveau collaborateur. Qu’à cela ne tienne, IGLAUER vient d’hériter de 2500 $. Il décide de créer un label juste le temps de produire TAYLOR. A 55 ans, l’heure du Dog est arrivée.

Deux nuits suffisent pour mettre en boîte “Hound Dog & The Houserockers” qui sort au printemps 1971. Numéroté 4701, en référence à l’année de naissance d’IGLAUER et à son statut de premier et supposé unique album du label, le disque devient la meilleure vente Blues de l’année pour un indépendant. Alligator Records est né. Une grande partie du Blues contemporain portera par la suite le célèbre logo du crocodile.


Deux ans plus tard, “Natural Boogie” confirme le succès du Dog. Le gang séduit de plus en plus les amateurs de rock qui voient en eux les “Ramones du blues”. Le succès ouvre au Dog les salles de concerts, les festivals et les scènes internationales (Australie, Nouvelle Zélande) mais ne modifie en rien sa façon de faire. Chez les Houserockers - et c’est un grand principe - on ne répète jamais et on boit beaucoup avant de jouer. Car tout çà, c’est juste pour rigoler.

Et ça fonctionne. Même à grande échelle ou dans son salon. Entendre Hound Dog TAYLOR, c’est se sentir en présence de la chose, de la vraie. Jamais une trace de coupe ni de raffinage, il ne livre que du brut. Partout où il passe, la moiteur excitante des juke-joints devient palpable. Ultra dansante, bourrée de testostérone, sa musique peut aussi virer d’un coup à l’émotion pure quand TAYLOR dévisse sans prévenir sur un Blues lent, un truc à l’ancienne, qui dresse le poil sur la chair.


Début 1975, devant le succès, Alligator prévoit de sortir un "live". Mais il y a du rififi chez les Houserockers. Les relations entre TAYLOR et PHILLIPS sont orageuses. En mai, une bagarre se termine au 22 long rifle. PHILLIPS prend deux balles avant que Son SEALS n’arrache le fusil des mains de TAYLOR. Accablé par son geste, le Dog échoue peu après dans un hôpital de Chicago, soudain assailli par sa cirrhose et un cancer du poumon. PHILLIPS viendra in extremis lui pardonner. Le Dog meurt le lendemain de sa visite, le 17 décembre 1975. Sa musique, elle, reste sacrément vivante : “I'm with you, baby. I'm with you. I'm natural born with you !”.

© texte de J.C. LEGROS pour Abc Blues & Soul. Novembre 2008. Pour le contacter: legros.jeanclaude@wanadoo.fr

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Extraits

Extraits

Deluxe Edition (14/14)

Hound Dog Taylor and the Houserockers (12/12)

1. Wild About You, Baby Écouter
2. The Sun Is Shining (Live) Écouter
3. Roll Your Moneymaker Écouter
4. Give Me Back My Wig (Live) Écouter
5. Walkin The Ceiling Écouter
6. See Me In The Evening Écouter
7. Phillips Goes Bananas Écouter
8. It Hurts Me Too Écouter
9. What'd I Say ? Écouter
10. Rock Me (Live) Écouter
11. Phillips' Theme (Live) Écouter
12. Take Five Écouter
13. She's Gone Écouter
14. Ain't It Lonesome ? (Live) Écouter
15. Ain'T Got Nobody Écouter
16. Sans Titre Écouter
1. She's Gone Écouter
2. Walking The Ceiling Écouter
3. Held My Baby Last Night Écouter
4. Taylor's Rock Écouter
5. It'S Alright Écouter
6. Phillip's Theme Écouter
7. Wild About You Baby Écouter
8. I Just Can't Make It Écouter
9. It Hurts Me Too Écouter
10. 44 Blues Écouter
11. Give Me Back My Wig Écouter
12. 55th Street Boogie Écouter

Extraits

Extraits

Natural Boogie (11/11)

Beware of the Dog [Live] (9/9)

1. Take Five Écouter
2. Hawalian Boogie Écouter
3. See Me In The Evening Écouter
4. You Can't Sit Down Écouter
5. Sitting At Home Alone Écouter
6. One More Time Écouter
7. Roll Your Moneymaker Écouter
8. Buster's Boogie Écouter
9. Sadie Écouter
10. Talk To My Baby Écouter
11. Goodnight Boogie Écouter

1. Give Me Back My Wig Écouter
2. The Sun Is Shining Écouter
3. Kitchen Sink Boogie Écouter
4. Dust My Broom Écouter
5. Comin' Around The Mountain Écouter
6. Let's Get Funky Écouter
7. Rock Me Écouter
8. It's Allright Écouter
9. Freddies Blues Écouter

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illustration J.C. LEGROS pour Abc Blues & Soul

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