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Clarinette

La clarinette est un instrument à vent de la famille des bois à anche simple. Elle a été créée vers 1700 par Johann Christophe Denner (1655-1707) à Nuremberg sur la base d'un instrument à anche simple plus ancien: le chalumeau. La clarinette en si♭ (bémol) (ou B♭ en anglais) en est le modèle le plus commun.

La clarinette est à perce cylindrique, ce qui la distingue du hautbois et du saxophone, tous deux à perce conique, et lui confère une aptitude au quintoiement. Son timbre chaud dans le registre grave, peut s'avérer extrêmement brillant voire agressif dans l'aigu.

De tous les instruments à vent, elle est celle qui possède la plus grande étendue (ou tessiture) avec 3 octaves plus une sixte mineure soit 45 notes en tout (des clarinettes de modèles Marchi peuvent aller au delà de cette tessiture).

Elle se décline en une famille d'instruments presque tous transpositeurs, depuis la clarinette contrebasse, jusqu'à la clarinette sopranino, couvrant ainsi toute l'étendue d'un orchestre symphonique. À l'exception des percussions, la clarinette est l'instrument qui possède la plus grande famille.


Evolution: du chalumeau à la clarinette.

Le chalumeau européen du Moyen Âge fut sans doute l'ancêtre le plus direct de la clarinette. Aujourd'hui encore, le registre grave de la clarinette est appelé registre du chalumeau. C'est à Johann Christoph Denner (1655-1707) que l'on doit l'invention de la clarinette lorsque vers 1690, il ajouta au chalumeau français le pavillon et deux clefs d'importance majeure.

L'ajout de la « clé de 12e» permit de tirer parti de l'aptitude de l'instrument au quintoiement, que les musiciens les plus doués pouvaient provoquer par une modification de la position de l'embouchure. Le registre atteint est alors celui dit du clairon et sa sonorité se rapproche de la clarine, petite trompette du XVIIIe siècle, qui donna son nom à la clarinette.

Registres de la clarinette, notes lues pour clarinettes en clef de sol.

À cette époque, l'instrument était manipulé via huit trous bouchés par les doigts. Ce qui permettait à l'instrumentiste de jouer la gamme depuis le Fa grave jusqu'au Sol médium. La gamme se poursuivait sur le registre supérieur qu'à partir du Do, et se faisait donc avec un défaut de 2 notes sur la gamme: le La et le Si étaient absents de la gamme. La deuxième clef, celle « du La », étend vers le haut le registre du chalumeau.

Le Si est obtenu lui, par quintoiement d'une note plus grave (le Mi) grâce au pavillon prolongeant la clarinette et l'ajout d'une clef actionnée par l'auriculaire de la main gauche alors innoccupé. Il fait donc partie du registre du clairon. La gamme (diatonique) est alors complète et le changement de registre se passe sans discontinuité.

Dans l'état, l'instrument ne disposant pas d'une gamme chromatique complète, il restait prisonnier de quelques tonalités particulières. Pour y remédier, les musiciens disposaient de différents modèles de clarinettes, réalisés chacun pour une tonalité spécifique. Les altérations pouvaient cependant être obtenues par des doigtés fourches ne permettant pas une grande virtuosité, et à la sonorité peu satisfaisante.

La clarinette moderne.

En 1810, Heinrich Bärmann (1784-1847) proposa le retournement du bec, positionnant ainsi l'anche sur la lèvre inférieure du musicien. Ceci adoucit et garantit la sonorité. Iwan (ou Ywan) Muller y apporta en 1812 treize clés supplémentaires offrant enfin la gamme chromatique complète. Ces nouveautés permirent d'abandonner peu à peu la collection d'instruments dédiés aux tonalités distinctes dont disposaient les musiciens pour interpréter les différentes pièces.

Clarinettes système Oehler

La clarinette fut amenée à son degré de perfectionnement actuel par le facteur d'instruments français Louis Auguste Buffet en collaboration avec le clarinettiste Hyacinthe Klosé. Tous deux adoptèrent le principe des anneaux mobiles que l'Allemand Theobald Boehm avait imaginé pour la flûte : le système Boehm. Aujourd'hui, le système Boehm est utilisé par les clarinettistes du monde entier, aux exceptions des Allemands et des Autrichiens, qui se servent pour la plupart du système concurrent : le système Oehler.

Une clarinette utilisant le système Boehm, peut disposer jusqu'à 22 éléments mobiles utiles, auxquels il faut rajouter les paliers, les axes, les vis et les ressorts. L'ensemble dépasse la centaine de pièces mécaniques, et participe à la manipulation de 17 tampons obturant autant d'orifices inaccessibles avec les doigts.


Différentes vue d'une clarinette à quarts de ton de Fritz Schüller (1883-1997)

Le nombre de clefs annoncé par les facteurs correspond au nombre de points de commande intentionnelles (les anneaux n'en font donc pas partie puisqu'ils sont actionnés en même temps qu'un trou est bouché). La clarinette Boehm comporte donc 17 clefs, parfois 18 avec la clef de rappel de Mi♭ main gauche. Il existe deux variantes du système Oehler comportant respectivement 19 et 27 clefs.



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