Le Cha-cha-chá est un genre musical inventé en 1954 par le violoniste cubain Enrique Jorrin(*), de la charanga Orquesta America, dans la première partie du morceau Engañadora (l'autre partie est un rythme de mambo). Le mot « cha-cha-chá» , qui désigne également une danse, n'apparaît que dans le morceau Silver Star, et provient du son produit par le frottement des pieds des danseurs sur le sol.
Enrique Jorrín, remarquant les difficultés des danseurs avec le modèle du danzón-mambo (les pas ne sont pas marqués sur le temps, mais sur la syncope), décide de composer des mélodies moins syncopées. Les arrangements de l'orchestre, quant à eux, utilisent toujours la syncope.
Ce mélange - la mélodie sur le temps, et l'accompagnement sur le contretemps - est une caracteristique de ce nouveau genre, le cha-cha-chá.
Après la Engañadora, d'autres succès ont suivi : Antonio Sanchez (Yo sabía) ; Félix Reina (Angoa) ; Rosendo Ruiz (Rico vacilón, Los Marcianos) ; Rosendo Rosell (Calculadora) ; Richard Egües (El Bodeguero) ; Rafael Lay (Cero codazos). En 1961, Los Machucambos (France), ont connu le succès avec le cha-cha-cha Pepito (mi corazon), repris par Bourvil.
Le Cha-cha-chá était appelé également à son origine triple mambo. D'ailleurs, il succède à la mode du Mambo, mais devra affronter la concurrence du rock'n'roll puis de la pachanga en 1960. (*)Enrique Jorrín est un violoniste né à Candelaria le 25 décembre 1926 et décédé à La Havane le 12 décembre 1987). Il a étudié le violon au Conservatoire de La Havane. Il a joué dans l'Institut National de la Musique dirigé par Gonzalez MÁNTICI, puis en 1941 il rejoint la charanga des frères Contreras puis "Arcaño y sus Maravillas". Comme les danseurs ont des difficultés avec les syncopes de la partie mambo du danzón nuevo ritmo, Enrique Jorrín crée des thèmes rythmiquement plus simples, en 2/4, dont "La Engañadora" en 1949, considéré comme le premier cha-cha-cha. Il intègre ensuite la Orquesta America. En 1954, Enrique Jorrín qui pense que le directeur de l'orchestre, Ninón Mondéjar est en train de lui dérober la paternité du Cha cha chá forme son propre orchestre. Il engage son frère Jesús, violoniste, Miguel O'Farrill flûtiste, Tito Gómez, pour le chant et, peu après, Rudy Calzado. Il part au Mexique jusqu'en 1959. Merci au site: | Albums conseillés Lo Mejor del Cha Cha Chá: Colección RCA 100 Años de Música (2Cd=40 titres) Cha Cha Cha at the Palladium, Vol. 1 (12 titres) Mambo Cha-Cha (10 titres) 22 Cha Cha Cha (22 titres) The Very Best of Cha Cha Cha, Vol. 1 (15 titres) |